En séminaire pour 2 jours à Venise. Devoir présenter un papier vieux de 6 ans m'énervait un peu, mais il faut avouer qu'une fois sur place la magie opère. Surtout une fois que la présentation est préparée (pendant la 1e journée du séminaire...) L'urbanité est incroyable, dense, des ruelles de moins d'1m, des palais sont accolés aux églises. Deux jours sans voir ni même entendre d'automobile et de RER: ça va tellement mieux ! Surtout après un Pu Er 1996 siroté au bar d'un grand hotel en rive du grand canal avec le musicien et les biscuits. Comme le serveur ne savait pas ce qu'étaient ces herbes exposées dans son bar, il me l'a fait au prix d'un Lipton Yellow :)
Profitons de cette soirée en terrasse pour rattraper notre retard à la rubrique Critiques.
- Au théatre, le Clan des divorcées a attiré 1 million et demi de spectateurs et je confirme qu'ils ne se sont pas trompés: on rigole de bout en bout. Une grande contribution à la santé mentale des Français, devrait être remboursé par la sécu !
- L'item supra, c'était avec Marco, parce que quand on propose aux garçons une sortie ils préfèrent Pirate des Caraïbes 4 que les planches de meilleur aloi. L'oeuvre est digeste pour une séquelle²² même si elle manque de souffle et de combats navals. Aucune originalité dans les premiers rôles, mais les sirènes sont très bien, le curé et l'armada espagnole aussi.
- J'ai aussi eu le temps de lire un peu ce derniers temps, entre deux razzias à l'Hotel des Ventes de Krasus-EU. Le dernier Thursday Next One of our Thursdays is missing ferait peut être bien de le rester, la formule est usée on voit la corde. Dans le cycle Songs of Ice and Fire j'attends comme tout le monde le tome 4 avec une impatience mitigée d'angoisse. C'est une épopée dynastique, l'auteur n'hésite pas à tuer ses personnages ce qui maintient un certain enjeu. Le cycle commence très Arthurien mais plus l'histoire progresse, plus les dragons donc la magie reviennent c'est bien vu comme ressort. En attendant il faut que je relise le cycle de Tschaï, c'est plus dépaysant.
- Le top culturel du joli mois de Mai restera la visite des Frigos de Paris. La seule partie des Grands Moulins qui a survécu à Paris Rive Gauche, 13e. Samedi dernier c'était journée portes ouvertes, dix ans que j'attendais l'occasion. La mixité est réellement impressionnante: fildeferiste, sculpteur, verrier, tailleuse pour dame, musiciens, danseurs, graphistes... Ce n'est plus un squatt d'artistes, les occupants louent à la Ville. Du coup un niveau planétaire dans la qualité des productions, mais aussi une certaine institutionalisation, pas/plus aussi jeune et révolté que je m'y attendais sauf sur le piano à queue dans le couloir qui spécifie "Il est interdit de s'abstenir de jouer" (et au bar thé, merguez, part de gâteau noix-noisette). Le côté réserve de peaux-rouges est accentué par la grille côté rue, peinte en violet Carbury - TBurton, et l'encerclement par les immeubles de bureaux et de la fac.
- Ben non à Venise je ne suis même pas resté une journée de plus pour les musées et les églises. Je sais c'est dommage, mais y'a tant à faire à Bagneux... Rappeler l'entrepreneur pour les travaux !

