mercredi 26 mai 2010
Néanderthal revient
C. J. Venter et ses collègues viennent de créer une bactérie vivante dont tout le génome sort d'une machine à assembler l'ADN. Voir l'article original, le commentaire éditorial de Science, et la discussion dans EDGE. Une étape importante dans le retour de l'ami Néanderthal et ses mammouths, en attendant le porc à 50 côtelettes, le mouton à soie et les microalgues à essence.
dimanche 23 mai 2010
Où sont-ils ?
Dans un jardin mondialement célèbre,
devenu infréquentable en saison tant les touristes débarquent par paquebots,
dont les vues sont accrochées aux Tuileries et en face,
la capitale des impressionnistes.
Bon, c'est trop facile, je ne vous donne pas la solution. Question banco: comment qu'on appelle à Paris la passe de salsa cubaine que prennent les modèles sur la photo ?
Pancake.
vendredi 21 mai 2010
J'ai signé la pétition de soutien à Politis
Le mammouth imposteur attaque en diffamation la revue Politis pour la publication d'une tribune intitulée "CA: Question d'éthique" qui mettait en lumière son passé de falsificateur et suborneur de témoins. Le texte était sorti l'année dernière, au moment où l'on pouvait craindre qu'il soit appelé à de hautes fonctions. Il est assez court, et en voici quelques paragraphes particulièrement incriminants:
À l’appui des dires des uns et des autres, des relevés sismiques, des observations locales, des analyses chimiques de gaz, des analyses d’échantillons de retombées, des enregistrements. Pierre de touche de la polémique, la présence ou non de « verre frais » dans les cendres de l’éruption, marqueur d’un épisode magmatique extrêmement dangereux. Et là, on apprend, à l’audience d’un procès qui oppose Allègre à Tazieff en 1991, que « plusieurs témoins entendus ont affirmé que, dès le début septembre, Claude Allègre a su qu’il n’y avait pas de verre frais dans les prélèvements et que les éruptions constatées étaient de nature phréatique. Il aurait interdit aux témoins de le dire (témoignages de Rose-Marie Chevrier, François Le Guern et Danielle Dajlevic), parce que le maintien de l’état d’urgence était plus favorable à l’octroi de crédits pour l’université (témoignage Le Guern) ».
Dans une interview au Figaro du 18 juillet 1990, Mme Chevrier ajoute : « Le 19 août, M. Allègre nous a dit que nous nous étions trompés, il n’y avait pas de verre frais, et il nous a interdit de le révéler. » Léon Steinmetz, en charge de la direction scientifique de l’équipe guadeloupéenne du 29 septembre au 2 décembre 1976, s’en est ouvert également quelques jours avant sa mort à l’un d’entre nous… Et ce n’est qu’à partir du 27 octobre que les premiers habitants sont très progressivement autorisés à rentrer chez eux. En 1981, un jeune chercheur de l’IPG, dont Claude Allègre est le directeur, s’insurge contre une falsification, la construction d’une courbe sur des points prétendus expérimentaux dont les chiffres ne pouvaient pas être obtenus avec le matériel de l’IPG. De même, en 1981, M. P. Le Fort, géologue de Nancy, proteste auprès de la revue Nature contre une courbe qu’il considère comme « fabriquée » par Claude Allègre.
samedi 15 mai 2010
Le sens du gâteau
Hier nous avons déjeuné dans un traiteur restaurant asiatique de Nogent sur Marne, un attentat à la gastronomie comme il en existe tant d'autres à Paris. Je pense particulièrement aux Cha Gio réchauffés au micro-onde, dans le bol de boboun en plastoc avec les pousses de soja et la salade au fond tant qu'on y est. En dessert, puisqu'il faut bien arriver à 7€50 le montant de nos Chèques Restaurant (à un carambar près), E*** avait pris un cône coco (une boule coco, mais trop irradiée) et cette sorte de patisserie rectangulaire plutôt plate, constituée d'une couche jaune prise en sandwich entre deux couches blanc opalescent, le tout enveloppé dans une feuille de cellophane, dont l'étiquette à l'encre rouge suggère une élaboration à Ivry/13e ainsi que la présence de soja et de goût bananoïde dedans.

Le sens de ce met ne vous est probablement pas inconnu, mais pour le cas où des lecteurs-rices différement culturés consulteraient cette colonne, je voudrais rappeler ici en substance comment tenter d'atténuer, auprès des collègues dont la couleur est plus celle des couches extérieures que du milieu, le choc culturel causé par l'aliment qui ne s'insère nulle part dans les réseaux mémoriels gustatifs ouesteuropéens. Dire donc que l'arôme artificiel de banane est un substitut, qui renvoie au souvenir d'une confection traditionnelle emballée en vraies feuilles d'arbres, difficiles à trouver en masse à pas cher sous nos climats, surtout cette année (de source généralement bien informée). Dire aussi que la dégustation devrait se faire par petits fragments d'environ 1cm3. Et enfin révéler ce n'est pas un dessert, mais un accompagnement du thé de courtoisie, qui ne peut s'apprécier véritablement qu'après une bonne marche dans la jungle, ou deux heures de route sauvage à bord un bus soviétique, sur une petite table en bambou et de petits tabourets. Car tel est le sens du gâteau, merci de votre attention.

Le sens de ce met ne vous est probablement pas inconnu, mais pour le cas où des lecteurs-rices différement culturés consulteraient cette colonne, je voudrais rappeler ici en substance comment tenter d'atténuer, auprès des collègues dont la couleur est plus celle des couches extérieures que du milieu, le choc culturel causé par l'aliment qui ne s'insère nulle part dans les réseaux mémoriels gustatifs ouesteuropéens. Dire donc que l'arôme artificiel de banane est un substitut, qui renvoie au souvenir d'une confection traditionnelle emballée en vraies feuilles d'arbres, difficiles à trouver en masse à pas cher sous nos climats, surtout cette année (de source généralement bien informée). Dire aussi que la dégustation devrait se faire par petits fragments d'environ 1cm3. Et enfin révéler ce n'est pas un dessert, mais un accompagnement du thé de courtoisie, qui ne peut s'apprécier véritablement qu'après une bonne marche dans la jungle, ou deux heures de route sauvage à bord un bus soviétique, sur une petite table en bambou et de petits tabourets. Car tel est le sens du gâteau, merci de votre attention.
samedi 1 mai 2010
Bonne fête du travail
Aujourd'hui on ne fait rien pas parce qu'on a le bras cassé, mais parce que c'est la fête du travail.
Ce matin, visite des jardins et musée Albert Kahn à Boulogne Bilancourt avec Rose-Anne. Est à Vaux-le-Viconte ce que Fictions est aux Misérables. Un sommet de l'art topiaire pour 1€50, avec en prime une exposition d'autochromes de la Bretagne. Particulièrement démonstratif quand à la différence entre jardin anglais/français/japonais/alpin, avec en plus les serres et les bandes taillées. Il faut revenir en toutes saisons, en plus c'est fort pratique d'accès par la N118.
Cet après midi, l'Homme de Fer Deux avec Paul (toujours platré au bras gauche, mais n'a pas mal du tout. Edit: belle fracture non ?). Pour les amateurs de lasers, d'accélérateurs de particules, d'exposition nonuniverselle et de drones, le divertissement se laisse regarder et écouter, on ne s'ennuye pas.
Ce matin, visite des jardins et musée Albert Kahn à Boulogne Bilancourt avec Rose-Anne. Est à Vaux-le-Viconte ce que Fictions est aux Misérables. Un sommet de l'art topiaire pour 1€50, avec en prime une exposition d'autochromes de la Bretagne. Particulièrement démonstratif quand à la différence entre jardin anglais/français/japonais/alpin, avec en plus les serres et les bandes taillées. Il faut revenir en toutes saisons, en plus c'est fort pratique d'accès par la N118.
Cet après midi, l'Homme de Fer Deux avec Paul (toujours platré au bras gauche, mais n'a pas mal du tout. Edit: belle fracture non ?). Pour les amateurs de lasers, d'accélérateurs de particules, d'exposition nonuniverselle et de drones, le divertissement se laisse regarder et écouter, on ne s'ennuye pas.
Inscription à :
Articles (Atom)