dimanche 29 novembre 2009

Retour du Vietnam

Vous vous sentez comment en descendant de l'avion après un vol de nuit de 11h30 ? Plutôt défait que d'attaque ? Dans la pré-aube, le crachin venteux et froid de 7h du mat' alors qu'à Halong il fait déjà beau depuis longtemps à la même heure, difficile d'être autrement. Dans la foule et la file du contrôle de police, il faut repenser au petit poisson de la Baie d'Halong pêché et remis à l'eau. Petit poisson argenté avec une tâche noire, tu es libre et le petit neveu ne tentera plus de faire de toi son déjeuner avec le couteau du bord.

J'ai rammené de la nourriture de voyage, des trucs enroulés dans de grandes feuilles d'arbres qu'on voit qu'ils n'ont pas manqué d'eau ni de soleil. Gâteaux de jeune riz verts (Banh com), gâteaux de riz à la banane noirs (Banh Giai), pâté de porc. Et puis dans mangues pour Hoa², des caramels au sésame (mous), des graines de lotus confites, du café moulu. Pas de Rolex, d'Omega ni de Burberry même si un duo de parfums Brit me tentait bien. Juste deux T-Shirts même pas contrefaits.



Sinon je ne veux plus voir la queue d'une crevette pendant 3 semaines. On a festoyé biquotidiennement pendant toute la conférence, c'était copieux et délicieux. Merci en particulier à Nhan et sa femme, pour le dîner au restaurant de fruits de mer "Thiên Anh". On choisit son dîner à l'entrée, dans des bassins et des aquariums, et il est emmené en cuisine de suite: plus frais il n'y a que sur avec une canne à pêche (mais Roman est partant, voir plus haut). Les scampis sont en haut en face. Addresse recommandée++. Il faut dire que Mme Nhan travaille dans l'export de seafood, si vous trouvez du thon vietnamien "superfrozen" --surgelé à l'azote liquide -62°C-- prenez m'en 500g svp?

mardi 24 novembre 2009

Conférence GMSARN 4



La conférence est sur la sécurité énergétique et le changement climatique dans la Sous-région du Grand Mékong. C'est international, mais vu le montant des frais d'inscription comparé au PIB trimestriel par tête en Birmanie / Laos / Cambodge / Vietnam / Yunnan on comprend pourquoi les Thailandais sont plus que majoritaires dans les participants.

Le protocole pour la cérémonie d'ouverture d'une conférence au VN est strict et efficace: Le bureau distingué siège sur une estrade, avec derrière eux la banderole annonçant l'évènement en 5m par 2m plein écran. Allocutions du président de l'université organisatrice scientifique, du maire, du président de l'université d'acceuil. Puis on sort les flash: remise de médailles pour remercier les orateurs. Écologiquement, il serait plus logique d'offrir des écrins vides réutilisables, ou alors juste une poignée de main mais bon entre tradition symbolique et raison économique c'est vite vu. Et puis le salut poli à la thaï c'est les mains jointes devant le noeud de cravate. N'empêche que M. le président doit avoir une sacré collection de bibelots si il ouvre deux meetings par jour. Après tout le monde sur l'estrade pour la photo de groupe, mais on n'a pas chanté.

Le premier keynote était sur le Energy Development Plan in Thailand, adopté fin janvier 2009. L'objectif pour 2022 d'atteindre 20% de l'énergie finale consommée en biomasse, biogaz, wind, small hydro, solaire, gasohol, biodiesel. Les arguments de sécurité énergétique et de minimiser les émissions de GES sont mis en avant. Les instruments sont la promotion du CDM, des prêts, un fond d'investissement, tarif de rachat, une révision réglementaire...

Une présentation sur l'incinérateur à Phuket "waste to energy", le seul en Thailande. La capacité d'incinération est 250t/j, il y avait un centre de tri en entrée d'usine, opération privée qui a fermé non rentable: ils ne sortaient que 10-30 tonnes de verre par jour soit 10% au lieu des 30% en masse prévu (ailleurs en Thailande non plus ça a pas marché). L'efficacité thermique est diminuée par la montée en charge des déchets organiques de 40% en 97 à 67% en 2004: humid food waste ! Plus les glass bottom qui ne sont plus prétriés. Production à pleine capacité, mais ~1.7 MW au lieu de 2.5 design. Pb avec les plastiques (dioxides et furènes) car température de combustion pas uniformement au dessus de 800°C. La rentabilité économique est négative. Une fuite en 2007 du centre d'enfouissement des cendres a impacté l'aquaculture locale. Les déchets des marchés et des hotels sont les plus humides. Il faudrait que les municipalités trouvent une solution pour valoriser les déchets organiques. La province va mettre en place un programme de séparation avec fermentation anaérobique.

Le second keynote était sur le CDM en Thailande. Le pays est classé 4e au panel "Meilleur climat pour l'investissement CDM en Asie". 91 projets sont ont été approuvés nationalement, pour 6Mt CO2e/yr qui ressemblent vraiment à du développement propre: 50% de biogaz d'effluents, 18% en électricité biomasse etc... Dans les 158 lettres d'intention en cours d'instruction, il y a des projets soumis originaux et ambitieux: 200MW éolien offshore, passer 500 bus au GNV, 1MW solaire, électrifier 1M de moto taxis. Mais la priorité gouvernementale est la valorisation en décharge municipales, porcheries industrielles, l'efficacité énergétique. Les projets performants en développement durable sont labellisés "Crown standard" ce qui devrait leur assurer un premium au prix de vente de leurs CER et faciliter l'obtention du label international "Gold standard". Le processus d'évaluation est bien formalisé, il y a des critères clairs et des notes, mais ça reste un investissement risqué de quelques centaines de millier de dollars par projet.

L'autre présentation française concernait un prototype de volet solaire développé et testé par des collègues de l'Université de Corse. C'est un capteur à air constitué de deux panneaux de plastique creux, noirs sur leur face intérieure, espacés. L'air frais entre par l'intérieur des panneaux et passe ensuite dans le vide entre les deux, circulation forcée par un ventilateur alimenté avec une cellule photovoltaique intégrée.

Les organisateurs ont été sélectifs: 71 papiers retenus sur 121 soumissions. C'est correct, mais ils auraient du l'être davantage parce que les sessions étaient trop chargées, on débordait l'horaire. L'ouverture interdisciplinaire c'est bien, d'accord pour mélanger biomasse, biodiesel, éolienne, hydro, pas mal de gestion de réseau électrique, avec des papiers plus politiques sur la coopération, le développement, le changement climatique. Mais le papier sur la qualité des carcasses de poulet en milieu rural, un autre sur la cinétique de séchage du café en couches minces et un troisième à propos de l'effet du genre sur les carrières académiques étaient quand même un peu loin du thème principal.

Le déséquilibre des pays s'est retrouvé dans les présentations, 59 papiers de Thailande pour 12 pour le reste du monde. C'est un problème surtout que dans les 12 papiers, il y a eu beaucoup d'absents et en particulier les deux sur le Vietnam qui nous intéressaient le plus. On aurait quand même dû dire que les 3 papiers de Nhan venaient du Vietnam, ça aurait certainement fait meilleure figure pour l'organisation locale. La conf a un problème d'équilibre, il paraît que l'année dernière au Myamar il y avait presque que des birmans. Au final on n'a donc pas rencontré les gens qui travaillent sur le sujet de Nhan, et nous devons envisager de monter nous même un évènement avec l'Institut de l'Energie pour faire la pub à ses travaux. Par contre j'ai rencontré le responsable du département Adaptation et Changement Climatique à la Mekong River Commission, on pourrait travailler ensemble un jour. Il connaît bien le cousin Hiêp de Hanoi pour avoir travaillé dans le même service !

L'année prochaine la conférence se tiendra à Luang Prabang au Laos, 2e semaine de Novembre 2010. Encore un site "Patrimoine Mondial". Je ne suis qu'à moitié tenté, il faudrait que ça soit moins cher et continuer à monter le niveau scientifique.

A pied d'oeuvre

Après une matinée de croisière à la limite du coup de soleil sur le pont supérieur, me voici à l'Asean Halong **** Hotel, enregistré pour la conférence. Effectivement, c'est un hotel standard international: chambre et salle de bain au format banalisé. En hommage aux efforts du décorateur, apprécions les particularités qu'on ne trouve généralement pas hors des hotels asiatiques: essentiellement les mules et le kit de toilette complet avec peigne, dentifrice et brosse ainsi que la douchette qui est tout de même mieux qu'un balai-brosse (y penser quand on refera la sdb ;). C'est aussi agréable qu'ils ne raquettent pas comme ailleurs: le wifi est gratuit, les deux petites bouteilles d'eau sont offertes, et le minibar pas très garni au demeurant reste à un prix raisonnable: la cannette de Coca à 1 dollar, ça va. L'hotel à 4 ans et ne trahit son âge que par la télé "tube cathodique" (plan mais pas plat) et l'état des meubles de bois sombre à portes ajourées qui ne proviennent pas de chez Boulle. La vue sur la baie est pas mal, et je ne suis qu'au 5e étage.

La ville est plutôt calme, sauf au port où des douzaines de jonques à touriste maneuvrent même temps. Il paraît que c'est la haute saison, mais j'étais un peu tout seul à marcher au bord de mer. C'est clairement une station balnéaire avec les jetées, les bars en front de mer, j'ai même vu deux personnes dans l'eau ! Dieu merci les hotels sont de l'autre côté du boulevard, pas collés au rivage. Il y en avait déjà pas mal quand on est passé la dernière fois, et ils en ont construit plus depuis. Après le marché de nuit, très touristique mais pas encore ouvert, si on prend à gauche place de la poste, on tombe encore sur des hotels, des cafés, des agences de voyage. Au marché couvert, je n'ai pas trouvé les running shoes que je cherchais, mais ai constaté à nouveau la théorie de la relativité de la taille des chaussures: le 44 ici me serre nettement. Tant pis aussi pour les Rolex à 100$, les sacs GUNCI, ceux en toile monogrammée et les vêtements à doublure tartans.

lundi 23 novembre 2009

Boboïtude 110%

Aujourd'hui après un réveil à 13h30 (record annue****l !), nous sommes allés pêcher et (le must) pique niquer dans la baie en bateau. Il a encore fait beau, c'est à dire bon au soleil quoique géostrophiquement frais dans l'ombre propre de la montagne. Roman a sorti un poisson qui s'est remis à l'eau tout seul en le voyant. Quand à celui que j'avais attrapé, je lui ai vite rendu sa liberté quand Roman a mis la main sur le couteau du patron. De toutes façon il était cru, plein d'arêtes et il restait des légumes, donc je suis certain que Roman n'avait pas vraiment faim.



Nous sommes rentrés de la promenade dans la baie en faisant le tour de l'île Monsieur, côté soleil couchant. Le paysage maritime est en effet beau comme un patrimoine mondial de l'humanité, et je pense qu'on l'apprécie dix fois mieux à quarante qu'à quatre ans. A l'arrivée nous avons loungé Sinh To time, Tea time et retouche photos time avant de conclure brillament cette journée d'inactivité par dîner de gambas, poulpe et "thon" parfaits en barbecue, tranquilles sur la plage.

dimanche 22 novembre 2009

Journée de 42 heures

Les générations futures ne vont pas pouvoir prendre l'avion aussi souvent que nous. Pour la première fois, j'ai eu le sentiment qu'ils ne s'en porteront pas plus mal. Onze heures de transit intercontinental, bien rangés dans un cylindre en métal bruyant, existentiellement ça tient pas la route. Demi-sommeiller passablement assis en regardant des navets (GI Joe, Harry Potter 6, 500 jours d'été) par morceaux (les séances sont synchronisées, pas on-demand) ça ne vaut pas un cours de danse afro-caribéenne avec Ivan et Kenny le samedi après midi au Kremlin Bicetre. Ni meme un tour du Parc de Sceaux, sinon du Bois de Verrières, en famille (Chipie en fait partie hein).

A part les questions philosophiques (où vais-je, pourquoi, quand-est-ce qu'on mange ?) le voyage se passe sans anicroches. C'est très simple: départ de la maison à 10h en voiture, puis RER, interconnexion RER à Gare du Nord, Boeing 777, Voiture, Bus, Minibus, Bateau, Minibus et pour finir arrivée en Bateau vers midi le lendemain (6h du matin à l'horloge biologique). Le monde est assez bien organisé finalement, il ne faut que 20 petite heures pour aller retrouver ses neuveux sur une petite île à l'autre bout du continent, Phileas Fogg en aurait été assis !

A l'aéroport de Noi Bai il n'y avait quasiment pas d'attente à l'immigration, ça change des US. En théorie j'avais réservé un taxi, mais en pratique ce n'est pas aujourd'hui que je saurais ce que ça fait d'avoir son nom sur un pannonceau après la douane. On doit se sentir vachement important ! Là j'ai improvisé avec ma bonne étoile: rencontré par hasard mon N+2 qui organise une conférence à Ha Noi, descendait du meme vol, avait une place de libre dans la voiture qui l'ammenait à son hotel, juste à coté de la gare routière. Bref a peine le temps de retirer quelques millions au distrib, commander une collation légère (banh bao, chà) mais restauratrice, et me voilà dans le bus pour Cat Ba. Le véhicule est confortable, A/C meme si il fait que 18 dehors (les gens sont en doudounes, bonnet et écharpe/masque antipollution!). La muzak de rigueur est du genre sirupeux. A l'arrière du bus, deux routards danois étudiants en Australie qui arrivent en train d'un trekking dans le Centre. Devant, je compte 12 chevelures en nuances de brun.

Sur la route ça klaxonne, ça écarte ou freine, ça doubladroite. Beaucoup de deux roues sans casque (meme en comptant celui conique en bambou). Sur le bord de route alternent les maisons tunnels (2 étages+terrasse, largeur une pièce, profondeur trois, avec échoppe), des usines / entrepots / autres établissements industriels (ça fait plaisir de voir que le pays se développe, l'objectif pour l'année prochaine est d'arriver à un PIB de 1.200$/hab), des petits garages, rizières, temples. L'architecture n'est pas vraiment Hausmannienne, plutot comparable à Lima, Pérou mais avec plus d'ame je préfère nettement.

Au tout début de ce blog je vous avais promis la comparaison entre Cat Ba et Tioman. Deux îles de la mer de Chine, l'une au large du Nord Vietnam, l'autre au large de la Malaisie. J'étais à Tioman il y a a peu près 20 ans, aussi agréablement surpris de constater le niveau de développement économique du pays. Étudiant très économique à l'époque (déjà), j'avais pris le cheapest resort genre $5/nuit pour une paillotte très sommaire: dormir sur une natte, les douches sont collectives. En marchant un peu dans la jungle on peut traverser Tioman pour aller se baigner sur la plage de l'autre côté, qui était encore plus grande et plus déserte. Attention aux oursins quand même. Après la sieste dans le hamac entre les cocotiers, avec un jus de fruit, le soir c'était promenade, guitare, jeux de société genre "qui suis-je" avec une étiquette au front. Inutile de dire que j'avais complètement fondu pour les belles boucles dorées d'une routarde anglaise rencontrée à Singapour qui avait le coeur sur la main (c'était marqué sur son T-Shirt).

Cat Ba est beaucoup plus vaste, au moins 20 km de diamètre. Comparable à Zanzibar mais plus vert, ou à la Guadeloupe, mais encore plus montagneux. Quand nous y étions avec Rose-Anne, Ulysse devait avoir 2 ans. Nous logions dans un hotel simple mais confortable sur le port. Il s'agit d'un charmant village de pêcheurs, avec paysage de petits bateaux en rade. Pour se baîgner on marche quelques hectomètres jusqu'à la plage d'à côté, si je me souvient bien le sable est assez gros et les vagues encore plus. Depuis le charmant village c'est développé, les hotels en béton ont crû et multiplié dans un processus d'urbanisation qui n'est pas sans points communs avec la Grande Motte ou la Costa Del Sol.

Bref si l'idée est de se remettre du voyage, et faire une microcoupure au calme sans internet, c'est plus nature ailleurs. J'ai donc réservé deux nuits dans un bungalow en bambou sur la plage à Cat Ông. Son nom veut dire île Monsieur, les vietnamophones apprécieront, les autres je vous laisse deviner la traduction de Cat Bà. Avec un peu de coopération céleste (BouyguesTel veut pas me roamer) je retrouve Duc, Alex, Roman et Valentin sur le quai. A propos de Duc et d'île, je vous ai parlé de Zanzibar ? Une autre fois peut être...

En fait ils sont arrivés quelques heures avant, nous nous sommes donc retrouvés à l'Ocean Beach Resort. Passons sur le manque d'apropos du nom du Resort, car primo l'océan est ailleurs, de facto nous sommes au bord d'une petite rade entourée d'îles, et deuxio un nom aussi commun valorise peu l'unicité du lieu. Le O.B. Resort, donc, est bien rempli mais à taille humaine. En plus du bâtiment commun il compte en tout 7 bungalows de 2 ou 3 chambres chacun, sur pilotis. En guise de chauffage il y a des bouillottes et surtout une couverture électrique sous les draps. C'est confortable et efficace.

Les lumières de la ville sont visibles mais à l'horizon loin sur l'eau, et à travers les murs de bambou tissé, on entend le bruit des vagues et des bateaux qui pêchent au lamparo, poussant un filet devant eux. Rien d'autre dans l'environnement immédiat, pas d'autre surface assez horizontale sur l'île pour construire. Sauf peut être tout à fait de l'autre côté de la montagne, de quoi mettre un bar et encore une poignée de touristes, mais ce n'est pas encore développé.

Nous avons voulu nous promener un peu à travers jungle, mais le sentier s'est avéré beaucoup trop raide et étroit avec Valentin, nous avons donc fait demi tour au bout de 20 mètres (de dénivellé). Roman lui s'est beaucoup amusé à grimper, et à user ses fonds de jeans en redescendant ! Finalement nous avons fini l'après midi à escalader les blocs sur la plage --vous avez dû remarquer que du côté de la Baie d'Ha Long c'est assez rocheux, voir ci dessous-- et à faire des courses de galop montés sur renne en plastique.

mardi 17 novembre 2009

La géographie ça sert aussi au développement durable

Comme le montre Claire Goujon-Charpy. Depuis le temps que j'avais besoin de comprendre le COS, le SHOB et la SHON. Un webzine particulièrement intéressant pour les nouveaux propriétaires de pavillon de banlieue à rénover.

mardi 10 novembre 2009

Quand on veut se débarasser d'une institution, on l'étouffe sous sa bureaucratie.

Une seule des procédures bureaucratiques ci dessous est sensée, je vous laisse trouver laquelle et rire aux autres, moi je pleure (tout est véridique):




Chère collègue, cher collègue,

Vous n’êtes pas sans savoir l’urgence qu’il y a pour les ### de fournir des indicateurs d’activité, qui permettraient de nous valoriser et de mieux nous faire connaître dans l’organisme et par les politiques.

Dans cet objectif, je vous incite, sur proposition et en accord avec le Conseil scientifique des ###, à compléter cette année la fiche R*** et saisir en ligne les informations relatives à votre activité du 1er janvier au 31 décembre 2009.

La DRH vous a envoyé l’annonce de la campagne C***, à remettre entre le 5 novembre et le 8 décembre 2009. Je suis conscient que ma demande implique un surcroît de travail pour vous, puisque vous aurez à remplir les formulaires C*** et R***, mais il convient de nous mobiliser collectivement et rapidement car la valorisation des ### est un enjeu fort et actuel. En outre, seule la base de données R*** est à même de fournir une analyse fine de nos activités et de nos productions.

J’attire votre attention sur le fait que les deux systèmes d’information ayant le même mode de saisie, des copiés/collés de l’un à l’autre permettront de minimiser le travail fourni. Vous recevrez dans la semaine du 23 novembre 2009 vos accès sécurisés au R***.

(un peu plus tard, en réponse à mon refus explicite)

Chère collègue,

Nous vous demandons de remplir le formulaire R***, qui n'a pas, contrairement à ce que vous pensez, le même objectif que le C***. L'idée générale est, en effet, la même, puisqu'il s'agit de renseigner des rubriques à même de connaître, de décrire et de quantifier l'activité. Mais la similitude s'arrête là.

L'outil R*** est un outil SCIENTIFIQUE de prospective, destiné à produire des indicateurs d'activité COLLECTIS. [...] Le C*** est un outil administratif, inutilisable pour produire les indicateurs dont nous avons besoin et inadapté pour une prospective scientifique quelconque. ### est exceptionnel en cela au CNRS et dans les sciences en général. R*** cherche à pallier ces carences et à faire taire les critiques. Nous vous demandons donc cette année de remplir le R***, afin de collaborer à la production de ces indicateurs collectifs dont ### a besoin pour se justifier.

Le R*** a été mis en place par le CSD et la DR ### pour valoriser le niveau collectif de l'activité des chercheurs et des enseignant- chercheurs et la quantité non négligeable de leur production. C'est pour ça que nous demandons aux personnes des UMR ### de compléter ce formulaire. Il n'y a rien à en retirer individuellement, c'est certain. Mais il faut en attendre un avantage collectif.

Il faut également souligner que le surcroît de travail demandé reste limité, puisque c'est en moyenne 3h45.

J'espère vous avoir convaincue et reste à votre disposition pour plus de renseignement.

Bien à vous, ***




Cher Minh,

L'un des rôles de l'*** est de faire de la prospective pour la recherche. [...] Je voudrais te demander d'accepter de faire partie du comite sectoriel pour l'economie et la gestion. [...] Le rythme des reunions de ces comites n'est pas connu, mais a mon avis une fois tous les deux mois peut-etre. Car c'est un travail de longue haleine



Bonjour,

Le ***, le *** et l'*** ont décidé de s'associer pour créer une instance de coordination de la recherche [...] vise notamment à:
- proposer une politique de R&D commune et les modalités de sa mise en oeuvre, définir des programmes allant de la recherche fondamentale à la mise au point de démonstrateurs à des fins d'applications industrielles
- identifier, avec le concours des entreprises françaises et européennes concernées, les verrous scientifiques, technologiques, économiques et sociétaux qui limitent les développements industriels dans le domaine de ***,
- favoriser et renforcer les partenariats et les synergies entre les organismes publics de recherche, les universités et les entreprises en fonction des contraintes propres à chacun d'entre eux,
- faciliter l'adoption, par les producteurs et les consommateurs, de bonnes pratiques en matière de ***, respectueuses d'un développement durable.
Elle s'articulera pour ce faire avec les pôles de compétitivité travaillant sur les domaines d'intérêt. Les travaux de la *** ont été distribués selon 9 Groupes Programmatiques [...] le Groupe Programmatique n°2 [***] 3 groupes de travail
Le but est d'élaborer d'ici Juin 2010 pour chacun des 3 thèmes identifiés au sein de notre Groupe Programmatique, des propositions de programmes communs de R&D.
Les travaux sont à débuter ce mois-ci et comporteront un point d'étape en mars 2010.
Nous vous avons identifié comme pouvant contribuer à au moins l'un de ces groupes de travail. J'aimerais que vous me confirmiez, par retour de courrier, votre disponibilité pour intervenir dans les travaux de notre Groupe Programmatique...




Subject: URGENT colloque et projet ***

Bonjour le "premier cercle".

Suite à des remarques faites par plusieurs d'entre-vous à propos de la version 7 du document "Projet ***", j'ai essayé de produire une synthèse, version 8 que vous trouverez en pièce jointe. J'espére qu'elle donnera satisfaction à tous mais nous en discuterons, si vous le jugez nécessaire, lors de la prochaine réunion du "premier cercle" [...] Cette procaine réunion devra avoir lieu assez vite pour fixer l'organisation définitive du colloque, choisir les intervenants généraux , définir clairement "la régle du jeu" (...), toutes choses nécessaires avant d'envoyer le doodle qui fournira la date du colloque. Il est également nécessaire de lancer au plus vite les groupes de travail en vue de la constitution de document fondateur du [...];
Il me semble nécessaire de programmer cette réunion au plus tard dans la semaine du [***]. Dès que vous aurez pris connaissance de ce message, pourriez vous me faire connaitre vos IMPOSSIBILITES dans cet intervalle. J'espére ainsi vous transmettre, avant la fin de la semaine qui s'annonce, la date qui convient à une majorité et vous transmettre en même temps l'ordre du jour de la réunion.




Bonjour,

Pour information. Après avoir crié, j'ai obtenu enfin que le CNRS vérifie pour le paiement de notre participation au comité ***. Résultat, ils avaient oublié d'envoyer le dossier ! Bref, vous devriez désormais avoir un petit cadeau de noël.
Si vous n'avez rien n'hésitez pas à me prévenir je sais maintenant qui est la bonne personne à toucher.

A bientôt,




Dear Sir,

In the past you participated as an evaluator in the evaluation of the research projects within the framework of the above mentioned programme (panel meeting and/or written procedure).

We have recently started the final evaluation procedure. The draft scientific reports and the researchers' perspectives for future research are to be returned by the researchers by 15 September.

Given your participation in (a) previous evaluation round(s), and by consequence your ability to evaluate whether the project partners were able to take into account the evaluators' remarks, we would like to know whether you are interested in participating in this evaluation process as well, taking into account the time constraints.

The projects we want you to evaluate are the following: ***

The description of the projects can be found on ***

PROCEDURE AND TIMING [full and precise description, with timing]

FEE

A fee will be paid for the evaluation:
- 150 EURO/project for the written evaluation
- 500 EURO/day for the panel meeting.

Additional to the panel meeting fee, transport costs (economy class) will be reimbursed and hotel reservations will be taken care of.

Please let us know at the latest by 10 July
1. if you are willing to participate in this evaluation process
2. your availabilities for participation in the panel meeting in the week from 9 to 13 November
3. your correct and complete coordinates

We are at your disposal for any further information or questions regarding the evaluation procedure. We thank you in advance for your collaboration and look forward to hearing from you.

Sincerely yours,
***
Assistante administratif

samedi 7 novembre 2009

On est des champions.

C'est officiel, le CNRS est la première institution scientifique mondiale, la preuve est dans ce rapport SCImago. Il n'y avait qu'à compter le nombre de publications, les ricains n'avaient aucune chance. Profitons en parce que l'année prochaine les Chinois risquent de passer devant.

vendredi 6 novembre 2009

Coincer la bulle ?

Nouriel Roubini explique que de Mars à Octobre 2009, les spéculateurs ont emprunté des dollars à la Fed (qui prête à tours de bras) pour acheter des actions. Jusqu'ici tout va bien: la demande d'action a fait monter les cours, et la baisse du dollar a diminué leur dette. Le risque c'est que si le dollar commence à remonter, ils vont avoir peur et vouloir revendre leurs actions pour sortir. Ça sera le second plongeon de 2009.

mercredi 4 novembre 2009

Communication for CCS



Peta A. organisatrice a aligné tous les chercheurs face à une salle d'industriels dans les salon du Méridien Étoile, et chacun avait 3 minutes pour faire passer une idée. J'ai expliqué pourquoi c'était mieux de dire Captage et stockage que capture et séquestration du CO2.

lundi 2 novembre 2009

Séminaire au jardin tropical

Premier séminaire du IEA GHG Social Research Network, organisé par et au CIRED les 2 et 3 novembre 2009.