Merci Rosie pour l'invitation en plein air hier ! Désolé nous n'avons pas pris de
photos. Et si on est parti avant la fin tragique, c'est parce qu'il se faisait tard, mais ça m'a un peu arrangé parce que je préfère les histoires qui finissent bien et pas dans le désordre de l'acte 4... Quoique Romeo et Juliette ça finit aussi dans le sang, mais au moins c'est pas la Jalousie qui triomphe.
La Carmenita de PPDA et Manon Savary joue pieds nus, montre la cuisse et lapdance Don Jose dans les formes, mais les metteurs en scène n'ont pas cédé à l'exhibitionisme pour autant: ça reste soft quand ils décorent l'avant-scène avec des couples qui se calinent au début de l'acte 2. J'espère que la mode de déshabiller les acteurs-rices est passée pour de bon.
Auditivement c'est de l'opéra et en plein air, donc il y a des passages où il faut tendre l'oreille pour comprendre. Surtout a) quand il y a un gros porteur pour Villacoublay qui passe au dessus et b) la partie de la soprano, c'est physiologique. J'ai apprécié le choeur des enfants pendant la relève de la garde avec des voix en contre-harmonie et un jeu moqueur sans marche au pas cadencé. A d'autres moments on était plus dans le bazard quand tout le monde chantait en même temps, mais c'est mon côté "à l'Opéra on dort mal, de toutes façons".
L'ouverture est trop scies, en revanche j'ai beaucoup aîmé l'entracte avant l'acte III
(pour l'écouter, .ogg de wikimedia), ça m'a rappelé les thèmes romantiques
Star War (John Williams tu es découvert !).
Au niveau visuel c'était évidement magnifique avec les éclairages du château derrière la scène, les haies d'arbres sur les côtés, la nuit tombante et les cieux qui renouvellent sans cesse l'ambiance. Il y a dû avoir du progrès technique sur la sono parce que les HP étaient tout discrets. C'était fastueux --on était dans la cour d'honneur-- mais pas somptuaire --ostentoirement nos impôts en action.