mercredi 31 décembre 2008

Menu traditionnel



Le tout arrosé de Champagnes Jean-Lemaire et Louis Roederer, ainsi que de Gevrey-Chambertin 2001 du domaine Paul Croizier.

Merci à toute la compagnie petits et grands pour ce rite de passage traditionnel, amical et détendu.

Merci spécial à Rose-Anne pour son art de recevoir.

samedi 27 décembre 2008

Going postal ?

Ces dernières années je profitais de la trève des confiseurs pour lire beaucoup, mais ce Noël ci moins. J'essaye de faire du ménage dans mon emploi du temps, dans ma vie en fait. Il faut préparer un dossier de promotion pour le 5 prochain qui fera aussi guise de rapport d'activité à 4 ans. J'organise un congrès début Avril, il faut envoyer les invitations. Nous finissons d'éditer un livre avec Naceur. Nous sommes aussi sur le marché pour une voiture neuve et un logement plus grand. Plus la paperasse habituelle financiéro fiscale, les tracasseries de gestion de projet, d'équipe, de labo, et même d'évaluation de la recherche en général. Le tout en continuant à produire des articles bien entendu. Du coup le projet de roseraie en Tunisie risque de passer au placard, il va falloir diminuer ma contribution au projet Openmoko et j'ai commencé à rendre des livres de la pile sur mon bureau sans les ouvrir.

Quand même j'ai fini Post Office (1971), le premier roman de Bukowski. Le texte est assez court, autobiographique et fait vite écrit à côté de La Plus Belle Fille de La Ville. Il faudra que je mette la main sur ses poêmes, ils sont certainement mieux.

jeudi 11 décembre 2008

La culture

Burn after reading: Le dernier film des frères Coen, avec G. Clooney, B. Pitt et J. Malkovitch. Une comédie d'idiots américaine en sortie nationale, l'action se passe du côté de Washington. Histoire d'espions, comme annoncé dans le titre. On se demande à la fin si il y avait quelque à comprendre ou si c'est juste joué et filmé magnifiquement.

Blanche neige: ballet d'Angelin Preljocaj, en tournée aux Gémeaux. La maratre, le faune, le prince et la princesse: tout est fort galament dansé. Sublime.

lundi 8 décembre 2008

Mathematica 7.0.0

Comme d'habitude, la nouvelle version majeure de Mathematica est bien digne d'une version zéro-point-zéro. Elle crashe plusieurs fois par heure. Et quand on veut taper les [ ] ou les { }, des caractères qui servent tout le temps, ça ne marche pas bien. Plus précisément, le front end insère un caractère invisible et nuisible quand on appuie sur Alt Gr pour avoir les crochets/accolades. Heureusement le support technique répond vite et bien (c'est un Ph.D. qui répond !!!). La parade, insérer ceci dans .bashrc:

function mathematica
{
#export XLIB_SKIP_ARGB_VISUALS=1;
xmodmap -e 'keycode 113=Alt_R'
/usr/local/bin/mathematica
}

dimanche 7 décembre 2008

Two lovers de James Gray.

On a rarement vu un scénario aussi banal. Le coeur du héros balance entre une blonde déjantée qu'il aime passionnément et une brune, fille de l'associé de son père, très bien aussi sous tous rapports. Mais avec qui finira-t-il ? Le décor est aussi très très usé, c'est une histoire de juifs new-yorkais (ça rappellera des souvenirs pour ceux qui ont été au mariage de Yen et Rich). Le héros est consternant il a vraiment rien compris à la vie et en particulier la règle numéro 1 de la reproduction sexuée: être amoureux ça doit être réciproque. Le seul truc qui fait pleurer c'est de penser qu'il est passé en sélection officielle à Cannes et a trois étoiles sur Cinéfil. Allons plutôt au théatre applaudir des acteurs vivants.

samedi 6 décembre 2008

Reprogramme du ministre de la défense étasuniens

Robert M. Gates, U.S. Secretary of Defense ayant remplacé Rumsfeld à la démise des néocons, est un intellectuel bipartisan (donc installé sans les voix des sénateurs de l'extrême droite, ce qui est plutôt sympatique). Obama l'a reconduit à son poste. C'est la première fois qu'un ministre de la défense survit à un virement de bord de l'administration. Voici la conclusion de son article reprogrammatique:
A Balanced Strategy, Reprogramming the Pentagon for a New Age paru dans Foreign Affairs:

...
But no one should ever neglect the psychological, cultural, political, and human dimensions of warfare. War is inevitably tragic, inefficient, and uncertain, and it is important to be skeptical of systems analyses, computer models, game theories, or doctrines that suggest otherwise. We should look askance at idealistic, triumphalist, or ethnocentric notions of future conflict that aspire to transcend the immutable principles and ugly realities of war, that imagine it is possible to cow, shock, or awe an enemy into submission, instead of tracking enemies down hilltop by hilltop, house by house, block by bloody block. As General William Tecumseh Sherman said, "Every attempt to make war easy and safe will result in humiliation and disaster."

Repeatedly over the last century, Americans averted their eyes in the belief that events in remote places around the world need not engage the United States. How could the assassination of an Austrian archduke in the unknown Bosnia and Herzegovina affect Americans, or the annexation of a little patch of ground called Sudetenland, or a French defeat in a place called Dien Bien Phu, or the return of an obscure cleric to Tehran, or the radicalization of a Saudi construction tycoon's son?

In world affairs, "what seems to work best," the historian Donald Kagan wrote in his book On the Origins of War and the Preservation of Peace, ". . . is the possession by those states who wish to preserve the peace of the preponderant power and of the will to accept the burdens and responsibilities required to achieve that purpose." I believe the United States' National Defense Strategy provides a balanced approach to meeting those responsibilities and preserving the United States' freedom, prosperity, and security in the years ahead.