mercredi 29 avril 2009

Pile pour se décontracter en attendant

les résultats du concours CNRS 45/01, un souvenir léger de Racoon Park:



Oui, on mangeait bien en Pennsylvannie. Côté face:

vendredi 24 avril 2009

Présentation concours DR

Dans une carrière de chercheur CNRS il y a une (seule) vraie barrière: la promotion de chargé de recherche à directeur de recherche. Mon audition s'est déroulée cet après midi devant un jury nombreux (17) et très divers au niveau des disciplines. Il n'y avait qu'un seul économiste. Je leur ai fait ça:



Nickel au niveau du timing j'ai rempli mes 15 minutes pile poil avec le message pas si subliminal que ça "Classé 3e il y a 2 ans, mon dossier s'est bien amélioré depuis". Après pendant les 10 minutes de questions, j'ai tenté de fournir des réponses techniquement précises pour montrer le côté pointu. J'avais le certificat Nobel dans le sac au cas où il aurait fallu calmer un sceptique à propos de l'IPCC mais il n'y en a pas eu besoin. Je me suis aussi abstenu de leur expliquer à quel point c'était vain de classer un(e) candidat(e) âgé(e) ou externe au CNRS, parce que la direction du CNRS ne validerait pas ce genre de dossier.

Y'a plus qu'à croiser les doigts. Merci à tous ceux qui ont pensé à moi ce matin !

En réponse aux questions de 20✪100❀ et Hoa², le jury de classement finit de sièger mercredi 29 au soir. Le jury d'admission devrait se tenir le mardi 9 juin.

mercredi 22 avril 2009

Maison à louer presqu'île de Rhuys


Façade



Jardin



Cheminée




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Très calme, on n'entend que les oiseaux. Chauffage bois et électrique. Deux chambres de 4 couchages chacune (un double, deux simples), mais la seconde est en rénovation. Tout confort, cuisine équipée gaz, salle de douche., w.c., m.à.l., l.v., t.v., sans r.e.r. mais avec t.g.v. Vannes à 20mn. Activités aux environs: grandes plages de sable fin très belles et très préservées, ballades en vélo, visite du château médiéval remarquablement restauré (Abélard, Anne de Bretagne...), parcs à huîtres, cafés sur les ports, jeux de société dans la commode du salon. Centre d'équitation et tous sports d'eau en saison. Pêche à pied par grandes marées.

Rose-Anne vous fera un prix d'ami, je prête la voiture à la famille pour le trajet compter 5 heures d'autoroute depuis la capitale.



Vous ne trouvez pas que le sous pull en polaire noir ça va bien avec la veste en lin écru ?

lundi 20 avril 2009

Peu de finesse dans ce monde de brute

La comédie, en théorie plus c'est gros, plus c'est drôle. Exemple: OSS 117 Rio ne répond plus qui est encore plus lourdingue que l'épisode précédent, et justement on n'a pas arrêté de rigoler pendant tout le film. Ambiance 60s très réussie, vues du Corcovado magnifiques.

Mais en fait, pas toujours, ça dépend aussi du jeu des acteurs. Contre exemple: J'aime beaucoup ce que vous faites, à la Comédie Caumartin. On s'amuse bien quand même, mais est-ce que la troupe m'a semblé manquer de flamme parce que c'est la 1800e représentation ? Ou alors peut être que j'étais pas vraiment dans l'esprit, avec le concours de promotion "Directeur" qui approche et tout ça ?

mardi 14 avril 2009

Vues au Betpak Dala

Histoire universelle dans la steppe kazakhe: un plouc avec de grandes oreilles (dommage !) veut devenir un homme. Mais rude est la Voie du Berger, et grande est la tentation de partir A La Ville. Cette oeuvre est un témoignage ethnoculturel d'un mode de vie tellement autre, un monde où l'on peut chanter a capella à tue tête sans déranger les voisins parce qu'il n'y en a pas à moins d'un jour de marche. C'est du cinéma hyperréel, avec la peau, les mouches, les tourbillons de poussière, et beaucoup de chameaux. Bref pour changer d'air allez voir Tulpan, et en prime vous saurez tout sur l'obstétrique caprine et la drague en yourte.

samedi 11 avril 2009

A propos d'évaluation de la recherche

J'ai récement participé à une visite d'évaluation organisée par l'AERES, une agence récement créée pour dégraisser le mammouth supérieur.L'AERES est une autorité administrative indépendante installée le 21 mars 2007. Elle conduit l’évaluation des établissements, des unités de recherdisons che et des formations et des diplômes de l’enseignement supérieur, dans une approche intégrée qui fait son originalité. Il s'agissait d'évaluer un laboratoire interdisciplinaire regroupant des sociologues, des économistes, des historiens, anthropologues etc.

L'invitation s'est faite à la sauvette: on ne m'a rien envoyé pour préparer la visite, jusqu'à mon coup de téléphone la veille au soir, et à ce moment là pas tous les documents ! J'ai protesté officiellement auprès des organisateurs.

Pendant les discussions l'ambiance n'était pas très amicale. J'ai fait trop clairement remarquer qu'on est toujours à la rue pour la caractérisation quantitative (=compter les publications), que cela devrait être le travail du secrétariat de l'AERES, et que le comité d'experts devrait discuter d'évaluation qualitative (ce que nous n'avons pas fait !). En réponse le comité national du CNRS (que je représentais) s'est fait taxer de nul par une autre membre du jury (la directrice d'un autre labo, manifestement insatisfaite de son évaluation par le comité national).

Le comité s'est beaucoup interrogé sur sa mission: faut il juger la pertinence du projet de fusion proposé entre les deux laboratoires évalués, y compris managériale et institutionnelle, ou seulement la qualité scientifique des travaux ? Discussions usuelles sur les publications d'excellence et la recherche interdisciplinaire appliquée. Aucune publication en A++ (Nature/Science) ni en A+ (Lancet/New England/AER et compagnie).

Pour l'évaluation quantitative en théorie, le directeur d'unité a rempli un bilan récapitulatif des publis et des personnes, et le rôle du président du comité d'expert est de le valider. Sauf que je n'ai pas vu ledit bilan, peut être que le directeur n'avait pas été prévenu à temps qu'il devait le remplir (c'est arrivé dans un autre labo que je connais bien). J'ai l'impression que l'AERES compte sur les experts pour élaborer des outils conceptuels et des logiciels d'évaluation. Donc je termine ce compte rendu par mes idées en la matière.

1/ C'est obsolète de travailler avec des liste de publications papier. Exiger un ficher de données structuré (XML), ce n'est pas la mer à boire. Sous-traiter la saisie ne coûte que quelques milliers euros pour un labo moyen. Il n'est pas possible de faire de l'évaluation quantitativesérieuse sans, et c'est aussi intéressant pour la gestion interne d'un labo de savoir ce qu'on fait.

2/ Pour évaluer l'output le jury devrait disposer de:
- règles du jeu définies: on compte qui, quand, quoi, où ...
- la liste de publi consolidée pour les 2 labos !
- la matrice du compte des publis par rang A/B/C et par discipline,
- profils temporels de l'activité de publication (rang, discipline, langue...)
- des statistiques comparatives par champ et par pays,
- le graphe du réseau social des copublications.
- les tirés à part de 5 publications choisies et 5 tirées au hasard

3/ Pour évaluer les inputs
- les statistiques démographiques à T-4, T, T+4 ans par genre, âge, ancienneté ds le grade et au labo, organisme, section/BAP. Pour les doctorants, basé sur une requête dans le fichier national des inscriptions en thèse afin de corroborer les dires des labos.
- les comptes complets, sincères, fidèles, historiques et prévisionnels.
- les rapports d'Assemblée Générale Annuelle

J'ai posé quelques questions de beotien "Qu'est-ce que vous avez trouvé qui a le plus contribué à améliorer *** ?" et "Vous travaillez sur la santé mentale et la sociologie, je suis surpris que vous ne parliez pas des réseaux famille/travaille/amis ?" qui n'ont pas reçu de réponse. Trop éloigné du sérail visiblement.

Bref, il reste du progrès à faire dans l'évaluation.

mardi 7 avril 2009

Purple and high

Sortie jazzy en famille du samedi soir: le Franck Tortiller Quartet au Sceaux What, la petite salle des Gémeaux. L'ambiance est meilleure que la grande salle. Sans être serrés on est tout proche des musiciens. Il faut même faire attention à ne pas pincer le cable du micro quand on pose ses pieds sur le bord de la scène. La chef est vibraphoniste, son pote est batteur, l'invité suisse est trompettiste/bugle et le petit jeune bassiste. L'ingénieur du son fait des miracles pour équilibrer les instruments. Enfin presque toujours, parce que quand ils jouent les Red Hot Chili Peppers à la fin là le batteur se lâche et écrase un peu tout. Les autres morceaux sont moitié rock/pop genre Muse, Prince et compagnie, moitié créations maison. C'est assez intéressant, il ne se laisse pas enfermer dans les standards ni dans la virtuosité pour le plaisir.