Introduction
Combien vaut une tonne de CO2 non émise dans l’atmosphère ? Tout dépend de ce qu’on entend par valeur ! Cette note propose un point illustré sur les cinq interprétations fondamentales, à savoir :- La réduction espérée du dommage du changement climatique
- Le coût de réduction des émissions de CO2
- La valeur sociale à l’optimum
- La valeur négociée politiquement
- Le prix de marché
Quelle est donc la valeur du carbone qu’il serait légitime d’adopter ? elle doit être suffisante pour orienter les choix mais ’raisonnable’, pas trop élevée car tout euro dépensé pour protéger le climat ne le sera pas ailleurs. On ne fournira pas de réponse dans cette courte note, constatant seulement que le Giec (rapport de synthèse, p.27) qui donne à ce sujet une fourchette assez large:
Les modélisations montrent que des prix du carbone atteignant 20-80 US$/tCO2-éq en 2030 rendent possible une stabilisation aux environs de 550 ppm CO2-éq d’ici à 2100. Pour les mêmes niveaux de stabilisation, les changements technologiques induits peuvent abaisser ces plages de prix à 5-65 US$/tCO2-éq en 2030.
La largeur de cette fourchette, de 5 à 80, peut légitimement conduire au scepticisme, voire à une certaine ironie vis-à-vis de cette prétention des modèles à "prédire l’avenir" surtout dans un domaine plein de controverses. En fait, parce que les informations en ce domaine sont marquées par une grande confusion, nous avons pensé plus utile de clarifier ce qu’on entend par coût, prix ou valeur du carbone. Cinq interprétations sont possibles.
1. Le dommage marginal du changement climatique
Si l’on se pose la question de la valeur du carbone, c’est parce que le CO2 est le principal gaz à effet de serre, dont l’accumulation dans l’atmosphère modifie notre climat.Chaque tonne de CO2 qui n’est pas émise dans l’atmosphère, c’est un peu moins de changement climatique en plus.
Le niveau actuel de pollution est déjà préoccupant. Les conséquences prévisibles et inévitables du changement climatique incluent : extinctions massives d’espèces, déplacement accéléré des écosystèmes, augmentation des vagues de chaleur, élévation du niveau des mers, acidification des océans, etc... Mais l’évaluation monétaire des effets du changement climatique, et a fortiori l’évaluation des impacts potentiels évités, reste un problème non résolu à ce jour.
En effet, cela la question de valorisation des écosystèmes –combien vaut la Grande Barrière de Corail ?– et de la vie humaine –combien valent 15.000 décès prématurés évités ? et si ce sont des individus âgés ?– L’analyse soulève aussi des problèmes d’équité entre et dans les pays, et même entre générations. Comment prendre en compte le très long terme : la fonte des glaces du Groënland va probablement faire monter le niveau de la mer de plusieurs mètres, mais nous serons sans doutes tous morts d’ici là ainsi que notre descendance sur sept générations. Mentionnons enfin que les économistes ne s’accordent toujours pas sur une définition formelle du principe de précaution, ce qui fait problème ici puisque la dynamique du système Terre est loin d’être calculable en l’état actuel des connaissances scientifiques et techniques.
C’est pourquoi les tentatives pour mettre une valeur économique sur les impacts évités, même les plus sérieuses et les mieux informées comme celle du Rapport Stern, sont assez facilement critiquables. Fondamentalement, elles sont exposées à des controverses (voir Ambrosi et Hourcade, Évaluer les dommages une tâche impossible ? dans le Rapport Guesnerie) insolubles car elles nécessitent des paramètres au delà de la sphère économique.
Comme tout le monde, nous avons nos attitudes sur ce que devraient être les préférences collectives, mais les exposer et les défendre nécessiterait d’entrer ici dans une discussion quasi-philosophique passionnante et complètement au delà de la portée de ce texte (nous contacter si vous voulez faire une thèse de doctorat !) Pour ces raisons, si chaque tonne de CO2 qui n’est pas émise dans l’atmosphère contribue bien à éviter d’aggraver le changement climatique, on ne donnera pas ici aujourd’hui de valeur monétaire à cette contribution.
2. Le coût de réduction des émissions
Une part essentielle du travail des économistes consiste à mettre en face les coûts et les bénéfices de toutes choses. Ayant vu qu’il est difficile de quantifier les bénéfices des réductions d’émissions de CO2, la plupart des idées qu’on a sur la valeur du carbone proviennent d’analyses portant sur les coûts de ces réductions (coûts d’abatement en franglais, mais le mot existe).Les études sur les coûts d’abatement varient naturellement selon le périmètre du système étudié, et en particulier les dimensions suivantes :
- L’échelle : installation, établissement, firme, secteur, pays, groupe de pays, monde...
- Les hypothèses sur le fonctionnement de l’économie, par exemple le rôle de l’État, ou le progrès technique pour les modèles à moyen terme.
- Le périmètre des coûts et potentiels pris en compte : purements techniques, économiques (en tenant compte des aspects financiers), macroéconomiques (en tenant compte des effets en cascade dans l’économie, en particulier sur l’emploi), ou même sociaux (en tenant compte des bénéfices joints comme l’effet sur la pollution locale, voire la sécurité internationale...) On distingue en particulier les modèles bottom-up, basés sur la représentation explicite des technologies, et les modèles top-down qui partent des équilibres économiques généraux.
Rappellons aussi la distinction entre coût moyen, coût total et coût marginal. Si une entité (usine, pays...) a dépensé D euros pour réduire ses émissions de CO2 de T tonnes, son coût total d’abatement est D euros et son coût moyen D/T euros par tonne. Son coût marginal, c’est ce qu’il faudrait qu’elle dépense pour réduire ses émissions de 1 tonne supplémentaire. Le graphique ci dessous, tiré de Hourcade et Fortin (2001), illustre ces notions et présente la forme d’une courbe de coût d’abatement typique.

Coût total, moyen et marginal d’abatement
La plupart des études font apparaître, au-delà d’un certain montant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, que les coûts d’abattement croissent très rapidement, comme l’illustre le passage du point A au point B sur ce graphique. Cependant en réalité il ne s’agit pas de réduire les émissions de 30-40% instantanément, mais de faire un effort réparti dans le temps. Le déplacement de la courbe de coût dans le temps par l’effet du progrès technique est une question cruciale sur laquelle les études sont moins convergentes.
L’autre caractéristique intéressante de cette courbe est la plage de coûts initiaux négatifs. D’un point de vue technique, cela signifie qu’il y a un potentiel "sans regret" d’économies d’énergies qui seraient rentables à réaliser même sans contrainte sur le CO2. D’un point de vue macroéconomique, on peut parler de "double dividende" pour ces coûts négatifs.
Un exemple typique des résultats fournis par une approche technique est l’étude de la direction générale de la Recherche de la Commission européenne (DG XII), réalisée à l’aide du modèle Primes à la fin des années 90. Le coût moyen d’abattement fournit par ce modèle, et qui a constitué une information fréquemment reprise à l’époque, varie entre 12 et 48 ECU/tC selon les scénarios, pour un coût marginal de l’ordre de 297 ECU/tC. Du point de vue économique, le coût marginal et le coût total des politiques sont des paramètres plus importants que le coût moyen. C’est le coût marginal qui dicte le niveau de taxation efficace ou celui du prix des permis d’émission, et ainsi les bouleversements de la structure des prix relatifs.
Les résultats fournis par d’autres approches qui tiennent compte des effets en retour macroéconomiques montrent aussi une variance importante des coûts : même si on retire les valeurs extrêmes, ils varient du simple au triple pour les États-Unis, du simple au double pour l’Union européenne et du simple au quadruple pour le Japon. En outre, la hiérarchie des coûts selon les régions confirme que les États-Unis disposent de potentiels de réduction à faible coût (entre 15 et 25 % de réduction pour un coût marginal de la tonne de carbone de 150 $) supérieurs à l’Europe (entre 18 et 32 % de réduction pour un coût marginal compris entre 200 et 275 $) et que le Japon présente des coûts marginaux d’abattement très élevés puisque, pour une réduction des émissions de GES comprise entre 20 et 30 %, ils sont compris entre 200 et 500 $ (toujours selon Hourcade et Fortin, 2001).
Rappelant (à propos des facteurs de conversion) que 1 gC = 3.664 g CO2, ces valeurs sont à diviser par 3.66 pour avoir des coûts à la tonne de CO2. L’ordre de grandeur de 275$/tC correspond donc à un coût marginal de 75$/tCO2 autour de 20% de réduction. On laissera la conversion d’unité monétaire aux bons soins du lecteur sachant que le taux de change était 1 EUR = 0,8252 USD le 26 octobre 2000 (plus bas cours depuis 1999, au 15 avril 2008) et 1 EUR = 1,5872 USD le 14 avril 2008 (plus haut cours depuis 1999, au 17 avril 2008).
3. La valeur sociale du carbone : VSC
Une part essentielle du travail des économistes consiste à mettre en face les coûts et les bénéfices de toutes choses (bis), pour les équilibrer :
En théorie, on a intérêt à réduire les émissions de CO2 jusqu’au point où le bénéfice marginal de la réduction est égal à son coût marginal. La valeur sociale du CO2 (VSC) peut se définir comme le point d’intersection des deux courbes. C’est un guide simple pour les décisions d’investissement : il convient d’effectuer toutes les réductions d’émissions moins coûteuses que la VSC, mais pas au delà.
Les deux courbes sur la figure sont floutées car la VSC théorique est difficile à préciser empiriquement. Comme on l’a vu ci dessus, la détermination des coûts (cf 2.) et encore plus celle des bénéfices (cf 1.) sont soumises à des incertitudes scientifiques profondes (exemple : les changements climatiques abrupts), à des controverses (exemple : les doubles dividendes) et à des choix de valeurs (exemple : actualisation, aversion au risque, équité).
Affirmer qu’il existe une valeur sociale du carbone, même si on ne la mesure pas comme on mesure le niveau de la mer, c’est déjà un progrès. On convient par là que le changement climatique est un problème réel, et qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dire qu’il existe une VSC, c’est aussi demander une efficacité dans la réduction d’émissions : on ne voudrait pas qu’un secteur de l’économie mette en oeuvre des mesures à 120€/tCO2 alors qu’ailleurs il reste un gisement de réductions à 20€/tCO2.
La théorie ne s’arrête pas à cet équilibre statique. La valeur du carbone joue dans une large mesure un rôle de signal pour orienter les choix et le progrès technique à long terme. À ce titre ce n’est pas seulement sa valeur aujourd’hui qui importe. Mais aussi les anticipations des investisseurs sur son évolution future. On doit ici aussi rester modeste dans les prédictions, ayant peu de points de mesure concernant l’influence des anticipations sur les dynamiques de l’innovation et le progrès technique à long terme.
On peut néanmoins proposer des encadrement basés sur les ordres de grandeurs réalistes suivants. Du côté de la production, si on compte 400kg de CO2 par baril de pétrole à 100$ (pour faire rond), la tonne de CO2 sort à 250$. Du côté de la consommation (du côté de chez nous) 1 litre d’essence coûte environ 1.40€ et produit environ 2.3kg de CO2 (en supposant que c’est de l’octane pur), ce qui fait payer 609€ d’essence pour une tonne de CO2, effet de la TIPP.
Avec ces données, on conçoit qu’en dessous de 1€ par tonne de CO2, on peut très difficilement attendre d’effet sur l’économie : le montant est négligeable devant les variations de prix des marchés de l’énergie. Au dessus de 1000€ au contraire, ça ferait un choc sérieux jamais vu sur le marché de l’énergie. Le seuil de 200 €/tCO2 peut être vu comme la limite de l’inconnu en matière technique : au delà, le potentiel de technologies qui pourraient devenir rentables est si vaste qu’on ne peut pas raisonnablement faire de prédiction sur l’état des marchés.
En résumé, la valeur sociale du carbone aujourd’hui est comprise selon nous entre 1 et 1000 euros par tonne de CO2, et plus probablement entre 5 et 200 €/tCO2.
4. La valeur négociée politiquement : le prix tutélaire
Compte tenu des incertitudes scientifiques et technologiques, et de l’activation de questions de valeurs sociales au delà de l’économie marchande, la détermination d’une valeur du CO2 évité arrive alors nécessairement comme une décision politique. Les tractations sur le sujet ont lieu à plusieurs niveaux : dans le cadre Nations Unies et à la Commission Européenne autant qu’à Paris.Jusqu’à présent les négociations des Nations Unies sur le climat ont davantage porté sur la détermination de quotas d’émissions de CO2 plutôt que sur la recherche d’une taxation harmonisée du carbone, qui aurait convenu d’une valeur au CO2 internationale. Mais cette approche par quotas nationaux a montré des limites, le Protocole de Kyoto ne sera pas respecté. On ne peut pas exclure que pour après 2012, le vent tourne et les instruments en prix reviennent sur le devant des négociations.

Négociations des Nations Unies sur le climat, déc. 2007.
Les délégués applaudissent l’adoption de la feuille de route de Bali.
L’opposition quotas / taxes relève d’une distinction bien connue en économie de l’environnement : la distinction entre les instruments en quantité et les instruments en prix pour limiter les émissions d’un polluant. Dans l’optique "quantité", on fixe des plafonds à ne pas dépasser sous peine d’amende. Dans l’optique "prix", on taxe les émissions de la substance nuisible et comme les gens préfèrent payer moins d’impôts cela les mène à réduire leur niveau de pollution.
En pratique, cette opposition n’est pas si radicale qu’elle pourrait le sembler a priori. Dans une régulation en quantité avec un marché de quotas échangeables, il est possible d’encadrer les cours [1]. Il a été proposé, par exemple, de plafonner le prix de marché des permis d’émissions de CO2 en disant que le gouvernement rendra disponible une quantité illimitée de permis à un prix fixé (élevé). Alternativement, si le régulateur fixe une amende proportionnelle pour les dépassements de quota, le montant de l’amende est aussi un plafond au prix de marché. Le système européen de permis d’émission du CO2 ne dispose pas d’une telle "soupape de sureté" : l’amende (40 euros par tonne, passant à 100 euros par tonne après 2008) ne dispense pas de se mettre en règle en achetant des permis d’émissions.
À l’échelle de l’hexagone, il n’y a pas encore de taxe carbone malgré les appels de N. Hulot dans ce sens. Mais si une telle taxe était fixée, ses modalités pratiques (assiette, taux...) prendraient certainement en considération un ensemble de déterminants politiques qui dépasserait les pures considérations économiques ci dessus. [2]
Le Conseil d’Analyse Stratégique propose néanmoins un référentiel pour permettre de prendre en compte l’externalité CO2 dans le calcul économique public. Pour comparer les investissements de l’État dans le rail et la route, par exemple, il a été préconisé en 2001 par le Commissariat Général du Plan (Rapport Boiteux, p. 34 ) de compter la tonne de CO2 à 27€, à majorer de 3% par an à partir de 2005. Une réflexion est actuellement menée pour actualiser cette valeur.
5. Les prix des marchés de CO2
On distingue ici trois marchés des réductions CO2 : le système d’échange européen (European Trading System ou ETS), le Mécanisme de Développement Propre / d’Action Conjointe, et le marché de détail.
Evolution du prix du CO2 sur le marché européen des permis d’émissions
En Europe, le relarguage du CO2 dans l’atmosphère est réglementé pour les grandes installations industrielles (puissance thermique > 20MW). Il faut disposer d’un permis d’émission (à usage unique) pour chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère. Les permis d’émission sont appelés EUA, pour European Union Allowance. En 2005 les États-Membres ont distribué une provision d’EUA à leurs industriels, prévue pour 3 ans d’activités environ. Les entreprises qui ont émis plus de CO2 que prévu ont dû racheter des EUA à celles qui ont émis moins.
Comme on le voit sur la figure, le prix des EUA sur le marché spot européen a oscillé entre 15 et 30 euros sur la période 2005-2007, qui constituait la phase "pilote" de mise en place du système. Le prix des permis donnés en 2005 tend vers zéro en 2008, car ces permis ne sont pas valables pour des émissions au delà de 2007. Une seconde allocation de permis d’émissions a lieu en 2008. Le marché `Futures’, qui anticipe leur prix en décembre 2008, toujours autour de 20 euros la tonne de CO2.
Le Mécanisme de Développement Propre fournit un autre source de prix du CO2. Celle ci est basée sur des projets de réduction d’émissions réalisés dans un pays en développement. Par exemple, la Scottish and Southern Energy plc a acheté deux millions de Certificats de Réduction d’Emissions à la China Guodian Corporation sur une période de 5 ans débutant en 2008. En contrepartie cette dernière s’est engagée à installer 4 parcs d’éoliennes de 50MW, l’électricité ainsi produite évitant d’utiliser des centrales au charbon. Le mécanisme a aussi servi à réduire les émissions d’un autre puissant gaz à effet de serre, le HFC-23.
Ce type de réduction d’émissions (appelées par le sigle CER, pour Certified Emission Reduction of Carbon) s’évaluent au gré à gré, par projet. Les projets se comptent par centaines. En règle générale la tendance est de valoriser les CER avec une décote de 30 à 50% par rapport au prix des EUA, en fonction de la qualité du projet.
En ce qui concerne le marché de détail, de nombreux marchands d’indulgences (compensation de CO2) sont apparus en ligne en 2007. Au printemps 2008, un particulier payait environ 15 euros la tonne de CO2 chez un revendeur sérieux, et les compagnies aériennes commencaient à intégrer l’option dans leur offre. Les tarifs varient largement d’un opérateur à l’autre, ils sont basés sur des CER de qualité différentes.
En résumé, les valeurs du CO2
| Définition | Valeur d’une tonne de CO2 |
| Dommage climatique évité | Valeur floue et incertaine. Sa mesure soulève des questions philosophiques encore mal résolues en économie. |
| Coût de réduction | Beaucoup de définitions différentes selon le périmètre du système étudié. Coûts négatifs dans certains cas : les économies d’énergie peuvent être rentables. Le coût marginal croît ensuite avec le niveau d’abatement. Pour 20% de réduction d’émissions, de nombreux modèles trouvent des coûts de l’ordre de moins de 100€/tCO2 en Europe. Le GIEC rapporte qu’une valeur de 5 à 80$/tCO2eq en 2030 permet d’aller vers 550ppmv. |
| Valeur sociale du CO2 | Notion théorique. Calculable avec des modèles qui intègrent au mieux des incertitudes profondes. Entre 1 et 1000€, plus probablement entre 5 et 200€. |
| Valeur tutélaire | Actuellement à l’étude. En 2001 il a été proposé 27€ + 3%/an à partir de 2005. |
| Prix de marché | Entre 15 et 30€ pour les permis d’émissions européen (EUA), la moitié pour les certificats de réduction (CER) dans les pays tiers. |
Pour en savoir plus
- Luc Baumstark (2006) La valeur économique de la tonne de carbone . Note de veille n° 56 du Centre d’Analyse Stratégique.
- Odile Blanchard et Patrick Criqui (2000) La valeur du carbone : un concept générique pour les politiques de réduction des émission. Economie Internationale, actualités du CEPII N°82, 2ème trimestre 2000, pp. 75-102.
- Jean-Charles Hourcade et Emeric Fortin (2000) Impact économique des politiques climatiques : Des controverses aux enjeux de coordination, Economie Internationale, n°82, La Documentation Française, pp 45-74. Repris dans Problèmes économiques, n° 2.710 du 25 avril 2001, pp. 9-12.
- Karan Capoor and Philippe Ambrosi, State and trends of the carbon market 2007, The World Bank.
Notes
[1] Par exemple le régulateur a la liberté de diminuer le nombre de quotas alloués si les prix lui semblent trop bas. Ou l’inverse, comme une banque centrale.[2] On peut s’étonner par exemple que dans de nombreux scénarios de déploiement, les secteurs industriels les plus intensifs en carbone sont aussi ceux qui sont le plus à l’abri de ces régulations. Mais politiquement, on pourrait comprendre qu’il serait être plus habile de commencer à imposer le changement là où ça fait le moins mal...


