lundi 30 juin 2008

Cinq "Valeurs du carbone"

Introduction

Combien vaut une tonne de CO2 non émise dans l’atmosphère ? Tout dépend de ce qu’on entend par valeur ! Cette note propose un point illustré sur les cinq interprétations fondamentales, à savoir :
  1. La réduction espérée du dommage du changement climatique
  2. Le coût de réduction des émissions de CO2
  3. La valeur sociale à l’optimum
  4. La valeur négociée politiquement
  5. Le prix de marché

Quelle est donc la valeur du carbone qu’il serait légitime d’adopter ? elle doit être suffisante pour orienter les choix mais ’raisonnable’, pas trop élevée car tout euro dépensé pour protéger le climat ne le sera pas ailleurs. On ne fournira pas de réponse dans cette courte note, constatant seulement que le Giec (rapport de synthèse, p.27) qui donne à ce sujet une fourchette assez large:

Les modélisations montrent que des prix du carbone atteignant 20-80 US$/tCO2-éq en 2030 rendent possible une stabilisation aux environs de 550 ppm CO2-éq d’ici à 2100. Pour les mêmes niveaux de stabilisation, les changements technologiques induits peuvent abaisser ces plages de prix à 5-65 US$/tCO2-éq en 2030.

La largeur de cette fourchette, de 5 à 80, peut légitimement conduire au scepticisme, voire à une certaine ironie vis-à-vis de cette prétention des modèles à "prédire l’avenir" surtout dans un domaine plein de controverses. En fait, parce que les informations en ce domaine sont marquées par une grande confusion, nous avons pensé plus utile de clarifier ce qu’on entend par coût, prix ou valeur du carbone. Cinq interprétations sont possibles.

1. Le dommage marginal du changement climatique

Si l’on se pose la question de la valeur du carbone, c’est parce que le CO2 est le principal gaz à effet de serre, dont l’accumulation dans l’atmosphère modifie notre climat.

Chaque tonne de CO2 qui n’est pas émise dans l’atmosphère, c’est un peu moins de changement climatique en plus.

Le niveau actuel de pollution est déjà préoccupant. Les conséquences prévisibles et inévitables du changement climatique incluent : extinctions massives d’espèces, déplacement accéléré des écosystèmes, augmentation des vagues de chaleur, élévation du niveau des mers, acidification des océans, etc... Mais l’évaluation monétaire des effets du changement climatique, et a fortiori l’évaluation des impacts potentiels évités, reste un problème non résolu à ce jour.

En effet, cela la question de valorisation des écosystèmes –combien vaut la Grande Barrière de Corail ?– et de la vie humaine –combien valent 15.000 décès prématurés évités ? et si ce sont des individus âgés ?– L’analyse soulève aussi des problèmes d’équité entre et dans les pays, et même entre générations. Comment prendre en compte le très long terme : la fonte des glaces du Groënland va probablement faire monter le niveau de la mer de plusieurs mètres, mais nous serons sans doutes tous morts d’ici là ainsi que notre descendance sur sept générations. Mentionnons enfin que les économistes ne s’accordent toujours pas sur une définition formelle du principe de précaution, ce qui fait problème ici puisque la dynamique du système Terre est loin d’être calculable en l’état actuel des connaissances scientifiques et techniques.

C’est pourquoi les tentatives pour mettre une valeur économique sur les impacts évités, même les plus sérieuses et les mieux informées comme celle du Rapport Stern, sont assez facilement critiquables. Fondamentalement, elles sont exposées à des controverses (voir Ambrosi et Hourcade, Évaluer les dommages une tâche impossible ? dans le Rapport Guesnerie) insolubles car elles nécessitent des paramètres au delà de la sphère économique.

Comme tout le monde, nous avons nos attitudes sur ce que devraient être les préférences collectives, mais les exposer et les défendre nécessiterait d’entrer ici dans une discussion quasi-philosophique passionnante et complètement au delà de la portée de ce texte (nous contacter si vous voulez faire une thèse de doctorat !) Pour ces raisons, si chaque tonne de CO2 qui n’est pas émise dans l’atmosphère contribue bien à éviter d’aggraver le changement climatique, on ne donnera pas ici aujourd’hui de valeur monétaire à cette contribution.

2. Le coût de réduction des émissions

Une part essentielle du travail des économistes consiste à mettre en face les coûts et les bénéfices de toutes choses. Ayant vu qu’il est difficile de quantifier les bénéfices des réductions d’émissions de CO2, la plupart des idées qu’on a sur la valeur du carbone proviennent d’analyses portant sur les coûts de ces réductions (coûts d’abatement en franglais, mais le mot existe).

Les études sur les coûts d’abatement varient naturellement selon le périmètre du système étudié, et en particulier les dimensions suivantes :
  • L’échelle : installation, établissement, firme, secteur, pays, groupe de pays, monde...
  • Les hypothèses sur le fonctionnement de l’économie, par exemple le rôle de l’État, ou le progrès technique pour les modèles à moyen terme.
  • Le périmètre des coûts et potentiels pris en compte : purements techniques, économiques (en tenant compte des aspects financiers), macroéconomiques (en tenant compte des effets en cascade dans l’économie, en particulier sur l’emploi), ou même sociaux (en tenant compte des bénéfices joints comme l’effet sur la pollution locale, voire la sécurité internationale...) On distingue en particulier les modèles bottom-up, basés sur la représentation explicite des technologies, et les modèles top-down qui partent des équilibres économiques généraux.


Rappellons aussi la distinction entre coût moyen, coût total et coût marginal. Si une entité (usine, pays...) a dépensé D euros pour réduire ses émissions de CO2 de T tonnes, son coût total d’abatement est D euros et son coût moyen D/T euros par tonne. Son coût marginal, c’est ce qu’il faudrait qu’elle dépense pour réduire ses émissions de 1 tonne supplémentaire. Le graphique ci dessous, tiré de Hourcade et Fortin (2001), illustre ces notions et présente la forme d’une courbe de coût d’abatement typique.


Coût total, moyen et marginal d’abatement

La plupart des études font apparaître, au-delà d’un certain montant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, que les coûts d’abattement croissent très rapidement, comme l’illustre le passage du point A au point B sur ce graphique. Cependant en réalité il ne s’agit pas de réduire les émissions de 30-40% instantanément, mais de faire un effort réparti dans le temps. Le déplacement de la courbe de coût dans le temps par l’effet du progrès technique est une question cruciale sur laquelle les études sont moins convergentes.

L’autre caractéristique intéressante de cette courbe est la plage de coûts initiaux négatifs. D’un point de vue technique, cela signifie qu’il y a un potentiel "sans regret" d’économies d’énergies qui seraient rentables à réaliser même sans contrainte sur le CO2. D’un point de vue macroéconomique, on peut parler de "double dividende" pour ces coûts négatifs.

Un exemple typique des résultats fournis par une approche technique est l’étude de la direction générale de la Recherche de la Commission européenne (DG XII), réalisée à l’aide du modèle Primes à la fin des années 90. Le coût moyen d’abattement fournit par ce modèle, et qui a constitué une information fréquemment reprise à l’époque, varie entre 12 et 48 ECU/tC selon les scénarios, pour un coût marginal de l’ordre de 297 ECU/tC. Du point de vue économique, le coût marginal et le coût total des politiques sont des paramètres plus importants que le coût moyen. C’est le coût marginal qui dicte le niveau de taxation efficace ou celui du prix des permis d’émission, et ainsi les bouleversements de la structure des prix relatifs.

Les résultats fournis par d’autres approches qui tiennent compte des effets en retour macroéconomiques montrent aussi une variance importante des coûts : même si on retire les valeurs extrêmes, ils varient du simple au triple pour les États-Unis, du simple au double pour l’Union européenne et du simple au quadruple pour le Japon. En outre, la hiérarchie des coûts selon les régions confirme que les États-Unis disposent de potentiels de réduction à faible coût (entre 15 et 25 % de réduction pour un coût marginal de la tonne de carbone de 150 $) supérieurs à l’Europe (entre 18 et 32 % de réduction pour un coût marginal compris entre 200 et 275 $) et que le Japon présente des coûts marginaux d’abattement très élevés puisque, pour une réduction des émissions de GES comprise entre 20 et 30 %, ils sont compris entre 200 et 500 $ (toujours selon Hourcade et Fortin, 2001).

Rappelant (à propos des facteurs de conversion) que 1 gC = 3.664 g CO2, ces valeurs sont à diviser par 3.66 pour avoir des coûts à la tonne de CO2. L’ordre de grandeur de 275$/tC correspond donc à un coût marginal de 75$/tCO2 autour de 20% de réduction. On laissera la conversion d’unité monétaire aux bons soins du lecteur sachant que le taux de change était 1 EUR = 0,8252 USD le 26 octobre 2000 (plus bas cours depuis 1999, au 15 avril 2008) et 1 EUR = 1,5872 USD le 14 avril 2008 (plus haut cours depuis 1999, au 17 avril 2008).

3. La valeur sociale du carbone : VSC

Une part essentielle du travail des économistes consiste à mettre en face les coûts et les bénéfices de toutes choses (bis), pour les équilibrer :



En théorie, on a intérêt à réduire les émissions de CO2 jusqu’au point où le bénéfice marginal de la réduction est égal à son coût marginal. La valeur sociale du CO2 (VSC) peut se définir comme le point d’intersection des deux courbes. C’est un guide simple pour les décisions d’investissement : il convient d’effectuer toutes les réductions d’émissions moins coûteuses que la VSC, mais pas au delà.

Les deux courbes sur la figure sont floutées car la VSC théorique est difficile à préciser empiriquement. Comme on l’a vu ci dessus, la détermination des coûts (cf 2.) et encore plus celle des bénéfices (cf 1.) sont soumises à des incertitudes scientifiques profondes (exemple : les changements climatiques abrupts), à des controverses (exemple : les doubles dividendes) et à des choix de valeurs (exemple : actualisation, aversion au risque, équité).

Affirmer qu’il existe une valeur sociale du carbone, même si on ne la mesure pas comme on mesure le niveau de la mer, c’est déjà un progrès. On convient par là que le changement climatique est un problème réel, et qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dire qu’il existe une VSC, c’est aussi demander une efficacité dans la réduction d’émissions : on ne voudrait pas qu’un secteur de l’économie mette en oeuvre des mesures à 120€/tCO2 alors qu’ailleurs il reste un gisement de réductions à 20€/tCO2.

La théorie ne s’arrête pas à cet équilibre statique. La valeur du carbone joue dans une large mesure un rôle de signal pour orienter les choix et le progrès technique à long terme. À ce titre ce n’est pas seulement sa valeur aujourd’hui qui importe. Mais aussi les anticipations des investisseurs sur son évolution future. On doit ici aussi rester modeste dans les prédictions, ayant peu de points de mesure concernant l’influence des anticipations sur les dynamiques de l’innovation et le progrès technique à long terme.

On peut néanmoins proposer des encadrement basés sur les ordres de grandeurs réalistes suivants. Du côté de la production, si on compte 400kg de CO2 par baril de pétrole à 100$ (pour faire rond), la tonne de CO2 sort à 250$. Du côté de la consommation (du côté de chez nous) 1 litre d’essence coûte environ 1.40€ et produit environ 2.3kg de CO2 (en supposant que c’est de l’octane pur), ce qui fait payer 609€ d’essence pour une tonne de CO2, effet de la TIPP.

Avec ces données, on conçoit qu’en dessous de 1€ par tonne de CO2, on peut très difficilement attendre d’effet sur l’économie : le montant est négligeable devant les variations de prix des marchés de l’énergie. Au dessus de 1000€ au contraire, ça ferait un choc sérieux jamais vu sur le marché de l’énergie. Le seuil de 200 €/tCO2 peut être vu comme la limite de l’inconnu en matière technique : au delà, le potentiel de technologies qui pourraient devenir rentables est si vaste qu’on ne peut pas raisonnablement faire de prédiction sur l’état des marchés.

En résumé, la valeur sociale du carbone aujourd’hui est comprise selon nous entre 1 et 1000 euros par tonne de CO2, et plus probablement entre 5 et 200 €/tCO2.

4. La valeur négociée politiquement : le prix tutélaire

Compte tenu des incertitudes scientifiques et technologiques, et de l’activation de questions de valeurs sociales au delà de l’économie marchande, la détermination d’une valeur du CO2 évité arrive alors nécessairement comme une décision politique. Les tractations sur le sujet ont lieu à plusieurs niveaux : dans le cadre Nations Unies et à la Commission Européenne autant qu’à Paris.

Jusqu’à présent les négociations des Nations Unies sur le climat ont davantage porté sur la détermination de quotas d’émissions de CO2 plutôt que sur la recherche d’une taxation harmonisée du carbone, qui aurait convenu d’une valeur au CO2 internationale. Mais cette approche par quotas nationaux a montré des limites, le Protocole de Kyoto ne sera pas respecté. On ne peut pas exclure que pour après 2012, le vent tourne et les instruments en prix reviennent sur le devant des négociations.


Négociations des Nations Unies sur le climat, déc. 2007.
Les délégués applaudissent l’adoption de la feuille de route de Bali.

L’opposition quotas / taxes relève d’une distinction bien connue en économie de l’environnement : la distinction entre les instruments en quantité et les instruments en prix pour limiter les émissions d’un polluant. Dans l’optique "quantité", on fixe des plafonds à ne pas dépasser sous peine d’amende. Dans l’optique "prix", on taxe les émissions de la substance nuisible et comme les gens préfèrent payer moins d’impôts cela les mène à réduire leur niveau de pollution.

En pratique, cette opposition n’est pas si radicale qu’elle pourrait le sembler a priori. Dans une régulation en quantité avec un marché de quotas échangeables, il est possible d’encadrer les cours [1]. Il a été proposé, par exemple, de plafonner le prix de marché des permis d’émissions de CO2 en disant que le gouvernement rendra disponible une quantité illimitée de permis à un prix fixé (élevé). Alternativement, si le régulateur fixe une amende proportionnelle pour les dépassements de quota, le montant de l’amende est aussi un plafond au prix de marché. Le système européen de permis d’émission du CO2 ne dispose pas d’une telle "soupape de sureté" : l’amende (40 euros par tonne, passant à 100 euros par tonne après 2008) ne dispense pas de se mettre en règle en achetant des permis d’émissions.

À l’échelle de l’hexagone, il n’y a pas encore de taxe carbone malgré les appels de N. Hulot dans ce sens. Mais si une telle taxe était fixée, ses modalités pratiques (assiette, taux...) prendraient certainement en considération un ensemble de déterminants politiques qui dépasserait les pures considérations économiques ci dessus. [2]

Le Conseil d’Analyse Stratégique propose néanmoins un référentiel pour permettre de prendre en compte l’externalité CO2 dans le calcul économique public. Pour comparer les investissements de l’État dans le rail et la route, par exemple, il a été préconisé en 2001 par le Commissariat Général du Plan (Rapport Boiteux, p. 34 ) de compter la tonne de CO2 à 27€, à majorer de 3% par an à partir de 2005. Une réflexion est actuellement menée pour actualiser cette valeur.

5. Les prix des marchés de CO2

On distingue ici trois marchés des réductions CO2 : le système d’échange européen (European Trading System ou ETS), le Mécanisme de Développement Propre / d’Action Conjointe, et le marché de détail.


Evolution du prix du CO2 sur le marché européen des permis d’émissions

En Europe, le relarguage du CO2 dans l’atmosphère est réglementé pour les grandes installations industrielles (puissance thermique > 20MW). Il faut disposer d’un permis d’émission (à usage unique) pour chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère. Les permis d’émission sont appelés EUA, pour European Union Allowance. En 2005 les États-Membres ont distribué une provision d’EUA à leurs industriels, prévue pour 3 ans d’activités environ. Les entreprises qui ont émis plus de CO2 que prévu ont dû racheter des EUA à celles qui ont émis moins.

Comme on le voit sur la figure, le prix des EUA sur le marché spot européen a oscillé entre 15 et 30 euros sur la période 2005-2007, qui constituait la phase "pilote" de mise en place du système. Le prix des permis donnés en 2005 tend vers zéro en 2008, car ces permis ne sont pas valables pour des émissions au delà de 2007. Une seconde allocation de permis d’émissions a lieu en 2008. Le marché `Futures’, qui anticipe leur prix en décembre 2008, toujours autour de 20 euros la tonne de CO2.

Le Mécanisme de Développement Propre fournit un autre source de prix du CO2. Celle ci est basée sur des projets de réduction d’émissions réalisés dans un pays en développement. Par exemple, la Scottish and Southern Energy plc a acheté deux millions de Certificats de Réduction d’Emissions à la China Guodian Corporation sur une période de 5 ans débutant en 2008. En contrepartie cette dernière s’est engagée à installer 4 parcs d’éoliennes de 50MW, l’électricité ainsi produite évitant d’utiliser des centrales au charbon. Le mécanisme a aussi servi à réduire les émissions d’un autre puissant gaz à effet de serre, le HFC-23.

Ce type de réduction d’émissions (appelées par le sigle CER, pour Certified Emission Reduction of Carbon) s’évaluent au gré à gré, par projet. Les projets se comptent par centaines. En règle générale la tendance est de valoriser les CER avec une décote de 30 à 50% par rapport au prix des EUA, en fonction de la qualité du projet.

En ce qui concerne le marché de détail, de nombreux marchands d’indulgences (compensation de CO2) sont apparus en ligne en 2007. Au printemps 2008, un particulier payait environ 15 euros la tonne de CO2 chez un revendeur sérieux, et les compagnies aériennes commencaient à intégrer l’option dans leur offre. Les tarifs varient largement d’un opérateur à l’autre, ils sont basés sur des CER de qualité différentes.

En résumé, les valeurs du CO2




Beaucoup de définitions différentes selon le périmètre du système étudié. Coûts négatifs dans certains cas : les économies d’énergie peuvent être rentables. Le coût marginal croît ensuite avec le niveau d’abatement. Pour 20% de réduction d’émissions, de nombreux modèles trouvent des coûts de l’ordre de moins de 100€/tCO2 en Europe. Le GIEC rapporte qu’une valeur de 5 à 80$/tCO2eq en 2030 permet d’aller vers 550ppmv.


DéfinitionValeur d’une tonne de CO2
Dommage climatique évitéValeur floue et incertaine. Sa mesure soulève des questions philosophiques encore mal résolues en économie.
Coût de réduction
Valeur sociale du CO2Notion théorique. Calculable avec des modèles qui intègrent au mieux des incertitudes profondes. Entre 1 et 1000€, plus probablement entre 5 et 200€.
Valeur tutélaireActuellement à l’étude. En 2001 il a été proposé 27€ + 3%/an à partir de 2005.
Prix de marchéEntre 15 et 30€ pour les permis d’émissions européen (EUA), la moitié pour les certificats de réduction (CER) dans les pays tiers.


Pour en savoir plus

  • Luc Baumstark (2006) La valeur économique de la tonne de carbone . Note de veille n° 56 du Centre d’Analyse Stratégique.
  • Odile Blanchard et Patrick Criqui (2000) La valeur du carbone : un concept générique pour les politiques de réduction des émission. Economie Internationale, actualités du CEPII N°82, 2ème trimestre 2000, pp. 75-102.
  • Jean-Charles Hourcade et Emeric Fortin (2000) Impact économique des politiques climatiques : Des controverses aux enjeux de coordination, Economie Internationale, n°82, La Documentation Française, pp 45-74. Repris dans Problèmes économiques, n° 2.710 du 25 avril 2001, pp. 9-12.
  • Karan Capoor and Philippe Ambrosi, State and trends of the carbon market 2007, The World Bank.


Notes

[1] Par exemple le régulateur a la liberté de diminuer le nombre de quotas alloués si les prix lui semblent trop bas. Ou l’inverse, comme une banque centrale.

[2] On peut s’étonner par exemple que dans de nombreux scénarios de déploiement, les secteurs industriels les plus intensifs en carbone sont aussi ceux qui sont le plus à l’abri de ces régulations. Mais politiquement, on pourrait comprendre qu’il serait être plus habile de commencer à imposer le changement là où ça fait le moins mal...

dimanche 29 juin 2008

Le Dirdir, simulacres, le journal d'un ingénu et Atelier 99

Le journal d'un ingénu

C'est une aventure de Spirou et Fantasio par... Émile Bravo. Dans la série des one-shot du héros phare chez Dupuis, Émile Bravo a choisi de scénariser et dessiner une Genèse. Un auteur passé par l'atelier Nawak, l'atelier des Vosges et la Piscine, qui se distingue de ses collègues alters Trondheim, Sfar, Satrapi et compagnie par son usage de la ligne claire classique — il a aussi dessiné pour Okapi. Le scénario est dense, c'est une histoire d'espionage et d'amour à la veille de la seconde guerre mondiale. Et j'aime bien les histoires complètes, où l'on est pas obligé d'attendre trois ans avant le dénouement (ou trente, voir Valérian, XIII...).

Le Dirdir

Troisième volume du fameux cycle de Tschaï, par Jack Vance. L'Aventure y est, mais j'avais plus jubilé en lisant celles de Cugel l'astucieux, et pleuré en lisant Lyonnesse. Peut être que j'ai trop lu de Fantasy ?

simulacres

Des histoires de répliquants aux États-Unis d'Europe et d'Amérique, avec voyage temporel, nazis, cartels et faux semblants. Du Philip K. Dick typique de 1964, halluciné.

Atelier 99

c'est le nom de l'e-boutique où j'ai acheté une chemise sur mesure en ligne 69€ il y a quelque semaines. La coupe est bien ajustée comme il faut, la popeline a tenu les premiers lavages mais à long terme ça a rétréci et j'ai dû recoudre trois boutons c'est pas normal. Et puis ils ne proposent pas le col officier et leur site est bien sans plus. J'irais voir ailleurs la prochaine fois.

samedi 28 juin 2008

Agitation du drapeau vert

James Hansen (il est dans l'encyclopédie) est revenu devant le congrès américain 20 ans après avec un discours de campagne (photos). Il veut traduire les pétroliers et charboniers en chef pour crimes contre l'humanité et la nature; une taxe carbone avec redistribution intégrale à tous les citoyens (les enfants comptent pour une demi part); limiter à 350 ppm et un réseau national enterré courant continu de lignes électriques haute tension / faibles pertes pour raccorder les renouvellables.

vendredi 27 juin 2008

IPMU final Half-day 5

Serafín Moral, University of Granada,

did the keynote on desirable gambles: "During the last few years I did lots of data mining, but I have not found the gold yet, so instead I will explain to you the last three chapters of Peter Walley's seminal 1991 book that you did not bother to read or understand."
Note: I am paraphrasing, but he is 100% right on the mark there - to me at last. BTW the book is available again, it seems they have done a reprint.

Sets of desirable gambles (SDG) and partial preference ordering are the simplest and the most general mathematical model of uncertainty (Walley, 2000).

Definitions
Let X be a variable taking values in Ω finite
A gamble is a reward/loss function f: Ω -> R
D is a SDG iff
A1: if f(ω) > 0 for any ω, then f is in D
A2: for any f in D, for any a > 0, the gamble a.f is in D
A3: if f1 and f2 are in D, then f1+ f2 is in D

A SDG D avoids partial loss iff 0 is not in D
A SDG D is coherent iff it is closed and it avoids partial loss

D is a set of almost desirable gambles (SADG) iff
D is a SDG, and
A4: if f+ε in D for any ε>0, then f is in D

D avoids sure loss iff (look in the book !)

There are SADG that are not SDG.

An SDG D defines a credal set K = {P, EP( f) >= 0, for any f in D}

If D' is a SADG associated with an SDG D, then they define the same K

A credal set K defines a SADG { f: EP( f) >=0, for any P in K}

Which shows that credal sets are less general than SDG.

A SDG D defines a lower prevision WTA and upper prevision WTP:
WTA = sup {a: f-a in D}
WTP = inf {a: - f+a in D}

Conditioning
There are two notions of Conditioning a SDG D with respect to the subset B of W.

One way is to consider the SDG
D_B = { f: f.1B in D} U { f: f>0} where 1B is the indicator function of B.

Note that there is no restriction on conditioning on subsets of probability zero.

The other way is to use the credal set (loosing information)
D"={ f: EP( f)>=0 for any P in K, and(?) such that there is P in K, EP( f) > 0}

The corresponding credal set is the K"={P(.|B), P in K, P(B)>0}

Implementation

A SADG can be represented as the closure of a finite set of gambles.

Generally a SDG cannot, but there is an ε-set representation:
{ f1 + ε 1B1, ... , fn + ε 1Bn}

This is enough for today, the rest was about conditional probabilities representation, consistency checking with LP (Linear Programming), inference (given D, is f desirable ?), combination and marginalization. There are two ways to define independance, epistemic and stochastic, and that seems to be a deep problem for graphical computations.

Other talks


Hwang wants your smartphone to know what you are doing (presumably to push you advertisements...). So he needs to fusion lots of data GPS, call/sms logs, device state logs, media player actions, acceleration (?), weather (taken from web)... Lucky us there is not yet enough CPU power to do so.
Fayad works for (PSA|Renault) to detect AND recognize pedestrians at carpettime minus 2s. They fusion laser, mono cam, stereo cam and radar images to track targets. I don't want to be involved in the front-end testing !.
Daniel looked at DSmT theory, in spite of the authors character. I take out two messages: 1/ The hyperpower set can be seen as a part of the power power set P(P(W)). 2/ It does not have the 'complement' operation, so singletons are not adressable.

Optimisation de l'emploi du temps

D'après les mesures empiriques de Mitchell et Rebne (1995) dans Socio-Economic Planning Sciences 29, 47-57, quatre heures de consulting et huit d'enseignement par semaine optimisent la productivité scientifique. Voici qui donne une base pour remplir la rubrique "Pourcentages d'emploi du temps" de mon prochain rapport d'activité !

jeudi 26 juin 2008

Day 4 at IPMU'08

Prade on Responsability judgements. There are 3 approaches to causality in the recent litterature:
  • Schafer 96 introduced a logical language for describing temporal trees of events in terms of five basic relations between events.
  • Pearl 00 proposes a modeling of causality in systems described by structural equations, taking advantage of the idea of intervention.
  • We use a non-monotonic logic representation of what is the normal course of things for an agent, leading to view the potential cause(s) of a reported change as an abnormal (conjunction of) event(s) in a given context, in agreement with cognitive psychology findings.

There are also 3 meanings of responsibility:
  1. Something bad happened, and you caused it or could have prevented it.
  2. Obligation or moral duty to report or explain your actions or someone else’s action to a given authority. Ex: Parents.
  3. Position, which enables you to make decisions in a given organization but implies that you must be prepared to justify your actions. Ex: President

We use 1. Consider time indexes t < t'
Let us assume that an agent learns of the sequence ¬Bt, At, Bt’.
Let us call C (the context) the conjunction of all other facts known by, or reported to the agent at time t’ > t.
Let us have a nonmonotonic consequence relation |≈ (and its negation |/=) that defines what is "normal"

Definitions of Facilitation:
if the agent believes that C |≈ ¬B, and that C ∧ A |/≈ ¬B, the agent will perceive A as having facilitated the occurrence of B in context C.

Definitions of Causation:
if the agent believes that C |≈ ¬B, and that C ∧ A |≈ B, the agent will perceive A as being the cause of B in context C.

Definition of Prevention:
A prevents B if A causes ¬B.
A prevented B to take place in the reported sequence ¬Bt, At, ¬Bt’ if
i) C |/≈ ¬B (i.e. ¬B does not persist by itself)
ii) C ∧ A |≈ ¬B.
In such a case, having ¬B initially was not particularly expected, i.e. was not normal, and once A took place, having ¬B was normal. Note that the condition (i) covers two situations: either C |≈ B (and ¬Bt is exceptional), or C |/≈ B (and ¬Bt is contingent). Doing A prevents to have B becoming true by the normal course of
things in the first case, and by accident in the second case (up to the potential failure of A w. r. t. its expected consequence).

Responsibility is a second level notion. Direct responsibility is causality without coercion from another agent.

Definition of indirect responsibility:
An agent a , free from the coercion of any other agent, is perceived as indirectly responsible that B took place in context C, if
- in case of a reported sequence ¬Bt, ¬Ht, Bt’ (t’ > t), a could have prevented B to take place by performing H, provided that C ∧ H |≈ ¬B;
- in case of a reported sequence ¬Bt, Ht, Bt’ (t’ > t), a could have prevented B to take place by not performing H if C ∧ ¬H |≈ ¬B, or by performing an act A that annuls the effect of H, i.e. such that C ∧ A ∧ H |≈ ¬B.

Merit/blame is a third level, it relates to deotic relations (obligations) and moral judgements (good or bad outcomes).

Prade on extracting topics in texts.
Ontologies have become available resources for identifying relations between words in a text. WordNet and EuroWordNet are widely used thesaurus-based ontologies. In WordNet there are six main relations that may hold between a pair of words (or word expressions) w and w'. They are
- w S w': w and w' are synonyms;
- w G w': w is in the glossary definition of w';
- w I w': w specializes w' ("is-a" relation); then w' I-1 w reads w' generalizes w;
- w P w': w is a part of w; conversely w' P-1 w reads w' is composed of w;
- w D w': w and w' are in the same domain;
- w R w': w is related to w'.
Relations S, D, and R are symmetrical, while G, I and P are anti-symmetrical. Besides, S, I and D are transitive.

The "bag of words" approach to information retrieval (basic weighted keywords) suffers from the so-called keyword barrier due to term ambiguity and
vocabulary mismatch: documents are not retrieved if they don't contain search terms. The words in a text most liable to give information about its contents of the text are those that are i) frequent, or ii) are in relation of some type with many words in the text, and iii) that are sufficiently specific.


Il y avait une session sur l'emotional computing. Pitt et son team à Imperial College veulent mettre un peu d'émotions dans le cyberspace: apprendre la Honte aux agents, mettre au point des capteurs d'émotion pour mieux brancher les avatars... Trivino a équipé un travailleur avec un accéléromètre (pas un iPhone ni un Freerunner hélas) et deux électrodes digitales (pour une fois qu'on peut utiliser le mot correctement) pour mesurer la conductivité de la peau. Les données vont dans un Personalized Cognitive Assistant (controleur flou) qui prévient quand il faut faire une Pause. Tout ça pour ça ! Bon ce n'est qu'un début.... Lesot (LIP6) fait du contrat pour JMM sur l'évaluation des jeux vidéos et compte aussi électrodifier les gametesters, mais c'est pas encore fait.

DevilliersReal-life emotions detection on Human-Human spoken dialogs.
A présenté un travail analysant 20 heures d'enregistrement ~700 locuteurs. Tout est annoté (deux fois par 2 codeurs différents bien sûr), 30% des productions sont colorées émotionnellement: c'est un call center hospitalier en France. Les 5 émotions principales: Peur, Colère, Tristesse, Soulagement, Neutre. En laissant de côté la sémantique (c'est utile aussi voir, mais autre papier), on cherche à reconnaitre les émotions à partir les caractéristiques paralinguistiques du signal: énergie, rythme, fréquence, respiration (il y a 80 indicateurs, mais 25 vont bien). Résultat: ~80% de détection correcte quand on se limite à 2 classes d'émotions, ~50% pour 5. At least, the hotline bots will properly get the angstlevel of the unsatisfied customers. Thanks CNRS and the HUMANE Network of Excellence.

Pensée pour les organisateurs: Idée de fonction à intégrer dans les progiciels d'organisation de conférences: une méthode de clustering (floue évidement) sur les résumés des présentations pour faire les sessions mieux centrées thématiquement.

mercredi 25 juin 2008

Day 3 at IPMU

Enrique H. Ruspini (Artificial Intelligence Center, Stanford Research International)

Le titre de sa conférence pleinière promettait monts et merveilles, mais la présentation était surtout drivée par les réalisations techniques.

Technical specifications (problem) -> Theory/model -> Application ( -> Tools eventually)
New specifications --^ Revision -------^ ^-------------"


He said that the autonomous navigation robot problem is done (Roomba !), now we are working on the autonomous swarm (= multiagent robot teams =IRL= UCAV flock = helicopters). So far we can dump 100 robots in an empty army office floor and they will manage to find a pink ball without bumping into themselves.

Theoretically: It's all about similarity. Situations (i.e., solutions) are similar if they have the same importance from every relevant viewpoint. Measures of preference, cost, utility provide the bases to define similarities. Where do similarities come from ? Possibilities can be used to define similarity. If P is a fuzzy preference relation, S(w,w')=min(P(w,w'),P(w',w)) is a similarity relation.

Multicriteria decision making: When we have U1, .. , Un utility functions : W->[0,1] (W: states) we combine them with a logic function
U=(U1 and not U2) ... (U5 or U9)
Then P(w,w')=U(w) % U(w') where % is an inverse norm operator (?)

Basic instincts are the 4Fs of Feeding, Fleeing, Fighting and Reproduction.

The silver moth is well studied animal, noticeably for its very simple brain.

Hryniewicz on Verification of Kyoto protocol: a fuzzy approach
Inventory rules are critical for the allocation of tradeable emission permits in EU, among other things. (RQ: This argument is of limited relevance, given that ETS is for big point sources which can be monitored directly).
Emissions = Sum over sectors of Activity levels times Emission factors.
We propose a mixed fuzzy-random model.
Activity levels are random, there are statistics. But emission factors have both random and nonrandom uncertainty. Expert opinion is specifically OKayed by IPCC guidelines. It has been assessed the contribute to 10-20% of total uncertainty.

Pichon on TBM Unnormalized Conjonction
This is the only combination rule that makes Belief Functions a Valuation Algebra.
It's a VA because marginalisation distributes over combination.
Computing marginals is computationally efficient in VAs.

Morillas on Fuzzy graph associated with Leontief IO table
La matrice des consommation intermédiaires X définit deux matrices:
Coefficients techniques Aij = Xij/Xj
(quantité de i utilisé pour faire une unité de j)
Coefficients de distribution Bij = Xij/Xi
(proportion de la production de i vendue à la branche j)
La matrice est creuse, et les coefficients sont très inégaux.
Le Bij est utilisé pour déterminer l'importance du Aij.
On peut ainsi faire un graphe que "Qui utilise la production de qui" dans l'économie Espagnole. En haut, les services et la construction. En bas, l'extraction des ressources naturelles.

Vin et jambon

Je n'ai pas trouvé le vin de Malaga au Carrefour du coin mais un bon jambon ibérique de cebo. C'est une AOC des montagnes de l'Ouest, elle dit qu'il provient d'un cochon sauvage noir (à la différence du serrano) nourri en pâturage. C'est l'espèce qui fait Grouiik et qu'il ne faut pas confondre avec un chef de clan corse. Ils paissent sous les chênes et mangent des glands mais pas que, sinon c'est du iberico de bellota trois fois plus cher. On l'a accroché dans la penderie de la chambre, mes chemises vont être parfumées.

Pour le vin la production a beaucoup diminué depuis le phylloxera, mais on en trouvera sûrement à l'aéroport.

mardi 24 juin 2008

Day 2 at IPMU'08

We got many wisdom pearls from D. Gilboa's keynote on objective probabilities and empirical similarity. He is at HEC and Tel-Aviv U:

A progression of prediction problems
1. Coin toss
2. Car stolen overnight
3. Survive the surgery
4. Iran invasion

Yes every experiment is unique, but in some cases (1 and 2) we are ready to admit the iid assumption.
The iid condition has two parts, the first i relates to similarity (untenable for 3 and 4), the second i relates to causal independance (untenable for 4 only).
Generally, causal independance fails in macroeconomics and politics.

Issues with subjective probability:
1/ it's subjective, there is no relation to evidence
2/ in many situations preferences are not complete until probabilities are assessed

In this field, axiomatization is the name of the game (but what is good axiomatization is communication between Editor, Referee and Author).

The paper is about computing empirical frequencies, giving more weight to cases that are more similar to you. My axiom is: when you merge the databases, the result is a convex combination of separate results.

Idée de papier:
Comparer l'inférence stastique en probabilité imprécise avec imprecise Dirchlet et disc(1A, f(n)).
Utiliser des données d'essais cliniques, il semble qu'il y en a plein d'accessible, contrairement aux données d'éco expé.

lundi 23 juin 2008

Day 1 at IPMU'08

Field report from the Information Processing and Management of Uncertainty in Knowledge-Based Systems conference.

IPMU 08, Malaga, Spain, June 22-27, 2008.

C'est la 12e édition de la conf fondée par Bernadette Bouchon-Meunier (CNRS, LiP6) et Ronald R. Yager (Iona College, USA). ~250 participants, majorité d'Europe. Actes sur CD.

Wisdom pearls from the opening Keynote by Lofti A. Zadeh (Berkeley), father of fuzzy theory:


- A Fuzzy set is the expected value of a random set.
- Natural langage is imprecise because it is a way of describing perceptions.
- Conintention means the quality of the correspondence between the model and reality.
- Usually adjectives specialize but some adjectives generalize: A "convex set" is a special kind of set, but a set is a special kind of "random set".
- In Generalized Constraints semantics, the constraints have elasticities.
- A granular value is a value in a discretized space.

The I went to the session on reasoning:

D. Dubois on p-boxes


Generalized p-boxes are lower and upper cumulative probabilities.
A special case of evidence theory (DST, TBM...) that includes possibility.
Valuable to elicit opinion and display results (NB: besides pignistic p and pl singletons).
It's as well to stick with random sets for the number crunching in between.
Should we use "Random set" instead of "BBA" now ?

Josang on abduction


This was my first encounter with a climatosceptic. I talked with him using Beck's handbook. This makes for an uninteresting discussion, since the arguments are known in advance, and in the end the other party remains convinced that it's a conspiracy anyhow. The presentation stayed out of that debate, and the paper has a commendably readable introduction on abduction. Then it uses "subjective logic", the axioms remain to be seen and also justification of using beta probability laws. Remember to cite carefully, _only_ peer-reviewed.

Then we had a little intellectual joust:
Patrascu presentation went as "Here are the axioms of a logic with a fifth truth value." to which Dubois's presentationn answered "That is a meaningless game."

Chakraborty

I did not really understood her contribution, but at least I learned what the big word in the title meant. I am convinced that it is very important to have reasoning systems that don't explode when given contradictory inputs.

The word I learned is paraconsistency. Que faire face à la contradiction ? Dans les films, quand on programme une IA avec des ordres incohérents, ça se passe mal: voir HAL dans 2001 ou l'androide dans Alien. En logique classique, on peut démontrer n'importe quelle proposition X si "A ET non-A" est vrai. Comme les maths sont basées sur la logique classique, on espère très fort que personne n'arrivera jamais à démontrer un jour un théorème ET son contraire (et on compte espérer longtemps, la non-contradiction des mathématiques n'est pas démontrable je crois). Une façon de raisonner est paraconsistente si elle ne s'effondre pas face à la contradiction.

dimanche 22 juin 2008

Tourisme de masse

La Costa de sol c´est le prix qu´a payé l´Espagne pour être en Europe. La qualité du paysage est oubliée depuis longtemps. Béton béton, marina, boites, restaus et promenade avec vendeurs de faux sacs de marque et groupes de musique folklorique andine. Marbre en intérieur dans les hotels ****. Fontaines et piscines. Prix touriste. Les hollandais, allemands et autres amis nordiques doivent vraiment être en manque de soleil pour choisir de venir en vacances dans un tel non-environnement. Par contre pour organiser une moyenne conférence les infrastructures sont parfaites. Plus d´un papier a commencé au bord d´une piscine en discutant avec le présentateur autour d´un cocktail.

samedi 21 juin 2008

Carte postale

Nos coordonnées cette semaine:

Ch. 407,
Hotel Amaragua c/los Nidos, 23
E- 29620 Torremolinos (MÁLAGA)
Costa del Sol . Andalucía.
Tel. 00 (34) 952 38 47 00 · Fax: 00 (34) 952 38 49 45
E. mail : amaragua@mshoteles.com

Bisous,
Rose-Anne et Minh

vendredi 20 juin 2008

Que faire de ce Siecle ?

Thomas P. M. Barnett a des idées, pour un américain il est pas trop impérialiste. La Pentagon New Map qui divise les pays en Gap and Core est une idée qui marche bien. Quelque part, c´est plus satisfaisant de classer les pays selon leur degré d´intégration politico-économique au Monde que d´apres leur position par rapport a la révolution industrielle. Exit PED, PVD, PMA, Sud, pauvres, tiers monde: bienvenue chez Gap !

jeudi 19 juin 2008

L'état du Monde

La fondation suédoise Gapminder a mis en ligne un graphique dynamique sur rien moins que l'état du Monde. C'est un graphique paramétrable en 5 dimensions: X, Y, taille, couleur, année, branché en live sur une base de données de séries statistiques internationales. Exemple:

Les émissions de CO2 par tête en fonction du prix de l'essence à la pompe. La corrélation négative qu'attendrait les économistes normaux ne saute pas aux yeux. Puis on s'aperçoit qu'en orange en haut à droite ce sont les anciens pays communistes. On accordera à la structure de leur économie une dérogation aux lois du Marché.

mercredi 18 juin 2008

Conférences TED

A TED.com on trouve des conférences intéressantes sur la Technologie, l'Entertainment, le Design et le reste, pas trop longues 18mn. Je préférerais que les enfants regardent ça plutôt que les skateurs sur youtube et les jeux en Flash !

mardi 17 juin 2008

Le Silkie

Ce qui est unique chez Alfred Elton van Vogt parmi les auteurs de science-fiction, c'est qu'il n'est pas fasciné par la technologie mais par une science de l'homme, la sémantique générale. Korzybski n'est pas très connu, mais son oeuvre publiée en 1933 est un sommet de la pensée sur la logique et le langage. Il a inventé les sciences cognitives avec 50 ans d'avance.

Le Silkie est un roman de 1969 dans lequel l'arme absolue est conceptuelle, comme dans ses romans plus connus. C'est la logique des niveaux (merci le traducteur ?), qui donne des pouvoirs mentaux surhumains grâce auquels le héros sauve successivement sa peau, sa race, la Terre et tout l'Univers. Bon, dit comme ça on a l'impression que l'auteur a traîné avec LRH dans la dianétique au début. C'est vrai, mais il s'est vite repenti. Le bouquin se laisse lire vite fait, on reste dans la littérature de gare.

dimanche 15 juin 2008

Ce bulletin permet-il de passer ?

Notes par trimestre
Francais     10.6    9.2   11.3 
Latin 10.1 6.5 5.1
Histégéo 12.7 10.9 10.9
Allemand 10.7 11.6 7.7
Anglais 17.1 16.8 17.2
EPS 13.2 14.5 16.7
Muzak 2 2.7 0.5
Artplastiks 9.3 7.3 9.3
Math 11.3 8.1 4.7
Physiqchimi 12.5 7.75 10.7
SVT 11.7 8.0 9.7
Techo 12 11 10.6
Vie scolaire 16 16 14
Bavardages et absences injustifiées.

samedi 14 juin 2008

Tournée des grands ducs

Ce samedi, je suis allé en Champagne avec Marco. Nous avons démonté une hotte de cuisine professionnelle snipée à bon prix aux enchères en ligne. Puis nous avons rendu visite à M. Lemaire d'Avize qui nous a fait visiter sa propriété viticole. Les vignes étaient en fleur: vendanges dans 100 jours. Colombes et chats domestiques très affectueux. Petite production de Blanc de blancs exclusivement, divisée en trois cuvées: Tradition, Réserve (étiquette dorée, foudres de chêne, quantité limitée) et une encore au dessus dans les bouteilles plus design mais y'en déjà plus. Nous lui avons déstocké environ 1% de sa production annuelle de l'ordre de 10.000 bouteilles.

Note de culture générale: normalement pour le vin blanc et le cidre, sec veut dire pas sucré, sinon c'est doux. Pour le champagne c'est différent:
- le plus sucré est le demi-sec. A réserver sur les desserts.
- l'intermédiaire est le sec. Plus rare. Le demi est pas entre les deux !!!
- le normal est le brut. On a ajouté seulement 1cl de liqueur par bouteille.

Note d'économiste: Vu le prix où la Veuve Clicquot et ses amis lui achètent son raisin, on se demande pourquoi il se fatigue à le vinifier. Aversion au risque et mesure de précaution ?

vendredi 13 juin 2008

États d'âme continus, Huneker

Dans I am a Strange Loop, D. Hofstadter propose une unité de mesure de niveau de conscience, le Huneker. Un humain moyen normal, 100 huneker. Une chaise, 0 huneker. Un moustique, 10-8.

- Et un corbeau, un cochon, un cheval, un chien ? Jusqu'à quel degré de conscience un être vivant est-il de la nourriture pour vous ?
La réponse commence par "être de la nourriture" n'est pas une caractéristique individuelle, mais une caractéristique de l'espèce voire de l'ordre, on peut mettre la barrière aux mammifères. Ensuite il y a une composante sociale (dont historique) et une composante individuelle (dont morale, mais historique aussi). Et une composante technique: tous les wanabe gourous savent que pour contrôler mentalement les gens on commence par contrôler/restreindre leur source de nourriture, et les tabous alimentaires sont des sources culturelles fortes d'identité d'un groupe social.

- Pour un oeuf juste fécondé, zéro. même si c'est un oeuf humain. Pour un foetus de n semaines, ou un enfant de quelques mois, c'est plus compliqué à calculer. on peut présumer que la quantité d'âme est une fonction croissante de l'âge. Vernunft suggère qu'on doit tenir compte du potentiel de développement spirituel, mais qu'il faut actualiser. On n'est pas sorti des controverses sur le taux !

jeudi 12 juin 2008

Perle mathématique 3: la masse du vide en probabilités

Jetons une pièce: p(Pile) + p(Face) = 1. En probabilité, on suppose que la pièce ne tombe pas sur la tranche: p({})=0.

Je m'insurge contre cet axiome. L'ensemble vide ø = {} est un membre de la tribu, il a le droit de recevoir une probabilité.

L'hypothèse du monde ouvert est plus intuitive. Dans la réalité il y a des `cassés', sans compter les volatiles attirés par tout ce qui brille, ni les bouches d'égout stratégiquement placées. Bref, quel que soit le cadre de référence Ω on devrait toujours considérer une petite probabilité que l'état du monde ne soit pas dedans. Tant pis pour les mathématiciens paresseux si cela complique un peu l'écriture des formules. En fait pas tant que ça.

mercredi 11 juin 2008

Stross et Stross

Charles Stross maintient son site perso avec vi, c'est donc un homme bien. Le personnage rappelle Jerry Pournelle, trente ans en moins: écrivain journaliste technophile. CS a écrit sur Perl et sur Linux dans Computer Shopper alors que JP écrivait sur DOS dans Byte. Les deux parlent de politique dans leur blog, quoique JP est plus investi dans ce domaine.

Grace à ma petite soeurette j'ai découvert le cycle des Princes Marchands. Les costumes changent de ses ouvrages précédents, c'est de la Fantasy: l'héroine se découvre être une princesse dans un univers parallèle médiévalisant. Et la réflexion sous jacente relève plus l'économie que la physique (Singularity Sky), des maths (Atrocity Archive) ou la psychologie. La composition est impeccable et le style très lisible parfois même amusant, avec un vernis de culture américaine. Bref on ne décroche pas.

Et grace à mon ami Noël j'ai découvert le premier culturel BD GRATUIT: ZOO. Magazine paraissant la deuxième semaine de chaque mois impair! Tirage impressionnant au dessus de 100.000 exemplaires dispos chez plus de 600 dépositaires. D'accord il n'y a pas d'histoires, et c'est un support de publicité, mais le contenu, le contenu. Au zoommaire du numéro 13, un article très informatif sur la censure en France, une analyse bien informée sur le Tintin business, deux redécouvertes: Odile et les Crocodiles et Exterminateur 17, plus plein d'entretiens et d'actus critiques. Guide recommandé pour trouver ses perles rares à son goût dans la meule de foin des productions bédéclonesques contemporaines.

mardi 10 juin 2008

J'emmène une tonne d'acier avec moi partout où je vais et vous ?

L'ingénieur interviewé par la BBC est formel: des voitures plus légères consomment moins d'essence. J'ai toujours pensé que la Toyota Prius était une vaste blague surchargée de gadgets au point qu'on ne voit plus la route. Et d'après Wired, les ventes de SUV se sont effondrées au printemps aux US.

Toutefois les chiffres mensuels d'immatriculation et de ventes sont à prendre avec le sain scepticisme dû aux statistiques économiques. Il vaut mieux se fier directement aux communiqués de l'association des constructeurs européens qu'à leurs échos déformés dans la presse. C'est là qu'on s'aperçoit que les variations rapportées sont la comparaison du mois M avec le mois M-12, sans corrections des variations saisonnières. Donc il suffit que deux ou trois jours fériés se déplacent pour faire une différence de -8% en Mars et +8% en Avril. En clair les chiffres sur 1 mois repris par les médias sont juste du bruit, sans valeur scientifique.

lundi 9 juin 2008

Une ouverture pour les archives

Le parlement vient d'adopter un projet de loi sur les archives. Les débats auraient dû être l'occasion de défendre la communication scientifique directe, mais je crains qu'on soit passé à côté. J'aurais dû écrire à mon député !

Primo, le texte n'est pas clair si les thèses et articles scientifiques sont des archives publiques. Sont archives publiques tous les documents qui procèdent de l’activité de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des autres personnes morales de droit public ou des personnes de droit privé chargées de la gestion d’un service public, dans le cadre de leur mission de service public. Le CNRS est un établissement public, et je pense que ses agents exercent exercent une mission de service public. Certains cahiers de laboratoires sont certainement des archives publiques d'après une expo vue au siège du CNRS. On pourrait défendre l'idée que si les cahiers ont un intérêt scientifique et historique, les articles aussi non ? Il faudrait voir aussi les implications de l'infâmeuse loi loi DADVSI, qui laisse tout leurs droits d'auteurs aux chercheurs, même fonctionnaires en poste.

Secondo, le texte instaure un principe de libre communicabilité à toute personne, mais avec un délai normal de 25 ans si j'ai bien compris. Il semble qu'on puisse demander une communication anticipée, mais ça a l'air autant théorique que bureaucratique. De plus il faut déjà que le document soit archivé ! Et je n'ai pas lu que la communication doit être gratuite. Personne ne garantit que le Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur et le TGE ADONIS sont aussi intéressés par la communication scientifique directe que le CCSD. On peut même penser, au contraire, que la diffusion des articles scientifiques ne doit pas porter préjudice au développement durable des structures éditoriales (il faut bien que les actionnaires mangent). En alternative, on peut vouloir leur faire conccurence en revendant l'accès aux articles à un meilleur tarif (c'est pas difficile de battre 40€ le téléchargement d'un fichier PDF !).

dimanche 8 juin 2008

Course du chateau 2008

10km de parcours plat, bitume. Deux tours du lac, arrivée dans la cour du chateau de Vincennes. ~3600 participants. Temps frais, couvert.

Temps officiel 0:54:49, vitesse moyenne 10.946 km/h
Dossard : 2408
Place au général : 2040 / 3141
Place dans la catégorie SEH : 884 / 1073
Données chronométrées:

km t avg max
1 5:29 156 177
2 5:11 176 181
3 5:32 177 180
4 5:19 179 182
5 5:24 180 182
6 5:31 178 183
7 5:26 182 184
8 5:18 184 186
9 5:19 185 186
10 5:09 188 192

53:42 178 192

samedi 7 juin 2008

L'escouade de l'éternité

La pinacothèque de Paris expose sur l'armée en céramique du premier empereur Qin, les soldats de l'éternité. C'est fascinant, surtout l'objet ouvragé en jade de 6000 ans parfaitement conservé. Et les harnois de char. Et les épées, les vases, les mécanismes d'arbalète, la brique creuse décorée, les bouts de tuile. Les fameuses cloches à deux tons y sont aussi, courvertes d'inscriptions gravées. Ne pas s'attendre à une compagnie entière de soldats (150-200), on en voit seulement une douzaine et pas en ordre de bataille. On reste sur un arrière-goût de provincialisme, devant la disproportion entre l'expo et la magnitude du sujet. Et encore, la tombe principale n'a pas été fouillée.

Nous n'avons pas trop fait la queue dans le vent sur la place, même samedi en plein après midi. En sortant on a acheté un kilo de caviar Béluga en face (non je plaisante, c'est 8.000 € on a juste regardé la vitrine !). Les sacs à main Kenzo à 960 € ils sont bien beaux, et les patisseries japonaises à 10€ pièce doivent sûrement être très parfumées en bouche. Bref La Madeleine c'est vraiment pour touristes millionaires qui descendent au Crillon ou au Ritz à côté.

vendredi 6 juin 2008

Perle mathématique 2: le ternaire équilibré

Le décimal c'est l'écritude des nombres en base 10 avec les chiffres de 0 à 9. Les ordinateurs utilisent le binaire, la base 2 avec 0 et 1. Et il reste des traces de base 60 dans la mesure du temps.

En ternaire équilibré, les chiffres représentent +1, 0 et -1. Imaginez une balance Roberval, comme celle du placard de la cuisine de maman. Prenez une boite de poids de 1, 3, 9, 27, 81... 3k grammes. Vous verrez que vous pouvez équilibrer n'importe quel objet. Par exemple pour un objet de 26 grammes, vous mettez le poids de 27g dans l'autre plateau et le poids de 1g dans le plateau de l'objet. Ce nombre s'écrit donc 1001 en ternaire équilibré.

C'est le plus beau de tous les systèmes de numération, et voici pourquoi:

Item, la boite de puissances de 3 est la plus simple pour peser n'importe quel objet. Ca serait aussi plus efficace pour payer d'ordonner les montants des pièces en suivant les puissance de 3.

Item, on n'a plus besoin d'utiliser le signe - , il suffit de regarder le chiffre de gauche pour savoir le signe.

Item, c'est une base impaire, donc on n'a pas le problème de savoir si il faut arrondir les 0,5 en haut (123,5 -> 124), en bas (123,5 -> 123, quand je déclare mes revenus). Notez qu'en théorie les banquiers devraient alterner arrondi en haut et en bas pour ne voler personne. Il y a aussi la solution d'alterner aléatoirement. Bref c'est le bazar.

Item, ça change un peu du manichéisme ambiant. La logique binaire ça va cinq minutes mais en réalité on s'aperçoit vite que tout ce qui n'est pas démontré faux n'est pas forcément vrai (et G*** a montré qu'on n'y échappait pas, même si on utilise encore un peu trop la démonstration par l'absurde).

Item, on peut faire des circuits électroniques en base 3 équilibrée, ça a des avantages. Pour l'addition, quand on somme des chiffres au hasard la retenue est en moyenne zéro. Pour la multiplication c'est encore mieux, on peut profiter qu'il n'y a pas de retenues du tout dans la table {-1, 0, 1} x {-1, 0, 1}.

BT - Balanced Ternary forever !

jeudi 5 juin 2008

Sortir, toujours

Du retard dans les fiches de lecture, alors en vrac et en attendant que Rose-Anne rentre de sa nuit:

  • La plus jolie fille de la ville (Bukowski). Cette deuxième moitié de recueil est mieux que l'autre, il lâche plus son imaginaire. Vraiment sordide à la fin, on se croirait à la rubrique moeurs et fait divers du 20h de la Une tellement c'est trash.

  • Freakonomics (Stephen D. Levitt). Effectivement le livre c'est bien vendu, et Levitt tient son rang. À Chicago ils ont la moité des prix dits Nobel d'économie.

  • L'expo photos sur les grilles du Luxembourg: vaut le détour.

  • Vlaminck au palais du Sénat: n'était pas bondé ce jour à 18h. L'entrée à 11€ c'est pas donné, mais pour de la culture la vraie c'est moins cher que l'Opéra. Fauvisme: Couleurs pêtantes, contours noir. L'expo montre qu'il était pas si déconnecté que ça du cubisme. Sa collection d'art africain dépasse ses assiettes.

  • Assemblée Générale de Marvel S.A.: Pas vraiment une sortie culturelle, même si il peut y avoir de l'émotion à lire un bilan et un compte de fonctionnement. Disons que 2007 était bénéficiaire, mais pas autant que 2006, et 2008 s'annonce mieux.

mercredi 4 juin 2008

Je ne suis aps un numéro, et surtout pas le numéro h

J'ai ajouté les rétroliens à ma liste de publications. Quand on clique sur (Cité par...) à la fin d'une référence, cela affiche la page de Google Scholar qui liste les articles citant cette référence.

J'ai voulu faire mieux en utilisant un script Perl pour calculer automatiquement mes indices d'impact, mais GS a banni mon IP au bout d'une douzaine de moissonnages. Pourtant j'ai trouvé le script google-scholar-perl chez eux ! Ils n'aiment pas les robots, je l'avais déja remarqué quand je voulais faire de l'analyse de réseau social. En fait j'ai cru lire qu'ils avaient des accords de non-redistribution avec les éditeurs.

Mon indice de citation de Hirsch est h=9. Mon indice de Egghe est g=20.
J'en suis pas trop fier: R. Tol a h=35, C. Azar est à 20 et R. Gerlagh à 15. Dans les classés au concours DR en économie: 33, 6, 14, 8 et 14. Au concours DR en 46, c'est moins impressionnnant: 4, 4, 6 et 5. On comprend mieux que la direction ne pourvoie pas le poste.

Approfondissons en calculant les indices des top économistes Français selon RepEc.
Alors en tête nous avons J. Tirole 83, G. Saint-Paul et J.C. Rochet 31, T. Verdier 28, et F. Kramarz 25.
Les 50, 51, 52, 54 et 55ièmes scorent h=12, 14, 19, 12 (M. Moreaux) et 21 (T. Piketty).
Les 100 à 104 sortent à 9, 17, 6, 7 et 8.
Les 149 à 154 sortent à 6, 8, 12, 8, 13 et 11.
Les 200 à 204 sortent à 8, 7, 11, 9 et 15.
Maurice Allais (prix Nobel) à 17 et 198e chez NetEc (?!), J. C. Hourcade aussi à 17, C. Gollier à 25, C. Henry est à 36, et J.J. Laffont à 52.

L'utilisation de h a trois implications importantes. 1/ Le facteur d'impact de la revue n'est plus important, ce qui compte c'est de publier des papiers cités. 2/ Il vaut mieux faire 2 papiers cités 30 fois chacun qu'un papier cité 100 fois. 3/ A un instant t, on a intérêt à faire concentrer les citations sur les papiers qui sont un peu en dessous de h pour les faire compter.

mardi 3 juin 2008

Résultats du concours CNRS, section 46

Au CNRS les deux corps de chercheurs sont appelés Chargés de recherche (CR) et Directeurs de Recherche (DR). Les CR correspondent en rang aux cadres moyens, ou si vous voulez aux officiers subalternes. Il y a deux classes de CR, la deuxième dite CR2 équivaut donc à lieutenant et la première CR1 équivalent à capitaine ou lieutenant de vaisseau pour les marins.

Pour être promu DR il faut passer un concours. Mes recherches sont évaluées par une commission interdisciplinaire "Risque, environnement et société", intéressée de la paléogénétique aux sciences de la communication. C'est assez large comme pool, donc hypercompétitif. Voici les résultats pour cette année, je n'étais pas candidat:







ConcoursAdmissiblesAdmis
46/011 DR240
46/021 CR111
46/031 CR131+1
46/041 CR100
46/051 CR110
46/063 CR273


Particularité des concours CNRS, le jury ne fait qu'un classement consultatif d'admissibilité, c'est la direction qui décide de l'admission dans le manque de transparence le plus total (pour l'instant, sans désespérer d'avoir des amis de haut rang au Siège un jour). Comme le tableau le montre, la direction n'est pas toujours d'accord avec le jury. En DR sur les 4 dernières années le/la premier-e classé-e n'a jamais été admis-e. Il y eu 2, 0, 1 et 1 poste mis au concours, et 2, 0, 0 et 0 recrutés.

lundi 2 juin 2008

Pas facile tous les jours

Par exemple quand on arrive au labo tout content d'avoir fait seulement 40mn de route, et que à peine assis le téléphone sonne, c'est le collège, votre enfant n'est plus avec nous il a quitté en plein cours après s'être distingué auprès du professeur. Alors là las, mais vraiment très las pour un lundi matin. Tant pis pour l'assemblée générale du labo, j'ai repris mon véhicule plus tôt que prévu et rammené le garnement dans le droit chemin de son collège. Le CPE a été sympathique, il n'a même pas alerté les services de police, m'épargnant l'effort d'aller prier le fonctionnaire de ne pas utiliser le mot fugue dans le dossier ouvert à notre nom. Il paraît que ça nuit à la Carrière.

dimanche 1 juin 2008

Dear clueless,

From: Minh Ha-Duong
To: mihallack@yahoo.com.br
Cc: francois.leveque@ensmp.fr

Dear Mrs. Michelle Hallack,

This is to let you know how little I appreciate your mails. I don't remember subscribing to your mailing list ever. I asked you to stop sending me your undesired prose months ago. Yet you persist...

Regardless of how much you think that your EU P***y blog is a great information source, I am not interested in being pushed anything. As I explained you earlier, I strongly prefer to follow blogs using RSS feeds. Should I eventually decide that your voice is worth my time, I know where to find it. But I am not syndicating your column anytime soon, did you realize that your last email could be seen as shameless ad. for one of your friend's book, not even yet available ?

PS: You didn't bother answering to or acting upon my previous emails, so I am not even sure that Mrs Hallack exists. Writing this feels good anyway ! But since you obviously don't care about my privacy --there is no instruction on how to unsubscribe in your mails-- I don't see why I should care about yours.

X-Reply-to: /dev/null


Minh