
Le sens de ce met ne vous est probablement pas inconnu, mais pour le cas où des lecteurs-rices différement culturés consulteraient cette colonne, je voudrais rappeler ici en substance comment tenter d'atténuer, auprès des collègues dont la couleur est plus celle des couches extérieures que du milieu, le choc culturel causé par l'aliment qui ne s'insère nulle part dans les réseaux mémoriels gustatifs ouesteuropéens. Dire donc que l'arôme artificiel de banane est un substitut, qui renvoie au souvenir d'une confection traditionnelle emballée en vraies feuilles d'arbres, difficiles à trouver en masse à pas cher sous nos climats, surtout cette année (de source généralement bien informée). Dire aussi que la dégustation devrait se faire par petits fragments d'environ 1cm3. Et enfin révéler ce n'est pas un dessert, mais un accompagnement du thé de courtoisie, qui ne peut s'apprécier véritablement qu'après une bonne marche dans la jungle, ou deux heures de route sauvage à bord un bus soviétique, sur une petite table en bambou et de petits tabourets. Car tel est le sens du gâteau, merci de votre attention.
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