dimanche 6 décembre 2009

Whisky au rez de chaussée

Ce matin nous sommes partis nous promener au Parc de la Vallée aux Loups de Chatenay, mais bon Rose-Anne conduisant on s'est retrouvé au Parc Henri Sellier du Plessis Robinson où nous avons découverts de nouveaux panoramas sur la vallée de la Bièvre.

Ensuite nous avons été prendre un café au centre ville de Bagneux, sauf qu'il était 13h30 et donc "y'a plus de café, on nettoie la machine". C'est la première fois qu'on nous accueille ainsi dans ce genre d'estraminet, mais nous avons pris deux thés sans trop râler contrairement à d'autres clients qui n'ont pas eu de café non plus. Une fois réchauffés nous sommes retournés sous la pluie arpenter notre nouveau territoire. C'est grand, on y trouve des boucheries hallal, des épiciers exotiques (igname, foufou, gombos...) et des barres d'HLM.

Arrivés à la maison rue Paul Vaillant Couturier, nous sommes entrés chez nous par le portillon qui ferme avec un fil de fer. La porte du rez de chaussée (semi enterré, mais à partir de maintenant je ne vais plus le préciser à chaque fois ça sera implicite) était ouverte. Nous sommes donc tombés sur un couple de roumains proche de la retraite au français incertain qui célébraient la saint Nicolas (c'est aussi le nom du Monsieur) avec quelques amis compatriotes de retour des urnes (c'est jour d'élection présidentielle).

Nous sommes rassurés que ce ne soit pas l'ex propriétaire qui habite ici. Ils ne s'entendent pas avec les Moshfeghi, je me demande si ce n'est pas eux qui ont dénoncé leurs propriétaires. En tout cas la justice avait condamné le marchand de sommeil à leur verser 2000€ pour leur avoir loué un taudis, et la police leur a dit "Vous restez ici en attendant qu'on vous trouve quelque chose." (j'imagine qu'au 21 autres roumains qui logeaient là, sans papiers eux, ils ont dit "Dehors !") Ca fait deux ans maintenant, on ne sait pas où est passé le proprio (en Iran, ou dans une maison à Lyon ?), et il paraît que sa femme qui habite à l'étage est seule.

L'occupation de la cave n'étant pas un obstacle physique à notre emménagement, on devrait pouvoir s'entendre. Nous avons pris contact autour d'un whisky bien tassé, et avons convenu d'aller discuter chez le conciliateur de justice lundi en 8. Je pense que nous n'avons pas intérêt à leur faire un bail formel, mais si ils peuvent faire des travaux et j'ai cru comprendre que M. Nicolas était actif informel dans le batiment) et abonder une cagnotte pour payer les matériaux, je veut bien les accompagner chez Casto tous les mois. D'un côté ça m'ennuye de voir des gens occuper un logement qui n'est pas décent au sens du décret n°2002-120 du 30 janvier 2002: sans douche, eau chaude, électricité correcte et éclairage suffisant. Mais de l'autre, faut voir ce qui peut faire avancer leur dossier de relogement...

Bref j'ai laissé ma carte, si il se passe des trucs à l'étage on devrait être informés.

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