lundi 31 août 2009

Comme un lundi de rentrée

Ça va doucement quoi. On écrit son blog à la pause de midi.

Après un départ de week end un peu assommé par le ti-punch vendredi soir chez les amis de ma dame, nous avons embrayé sur un rythme tout doux. Le highlight du samedi était la rencontre de C*** et R*** au marché: nouveaux voisins, nouveaux mariés, deux tourteraux adorables. Dimanche nous avons voulu aller au Hammam des "Bains du Marais". Chic et cher, mixte, textile, et prétenduement ouvert en août mais seulement du mardi au samedi (c'est pas marqué sur leur site web évidement). On n'y retournera pas une autre fois. Le plan B comme "piscine Josephine Baker" est aussi tombé à l'eau (normal pour une piscine qui flotte). Finalement j'ai eu le plaisir de découvrir le hammam de la Grande Mosquée de Paris, qui n'est pas mixte lui. Le forfait entrée + gommage + massage 10mn + savon noir + thé est à presque deux billets bleus. C'est pas donné non plus mais un voyage hors du temps ça n'a pas de prix, et on peut rester alangui au calme toute l'après midi à lire ou écouter sa musique en buvant de l'eau de source.

Côté roman j'ai donc enfin pris le temps de finir le dernier David Lodge "Deaf Sentence" (merci pour les jeux de mots). C'est l'histoire d'un chercheur du département d'anglais, comme toujours chez Lodge, frustré de tout les côtés. D'abord il devient sourd, ça assure le côté comique du livre. Le côté tragique c'est sa famille, avec la fin de vie de son vieux père dont la chute progressive vient faire écho à celle de sa première femme. Côté boulot c'est pas terrible non plus, le héros est en retraite anticipée alors que sa femme Fred vient d'ouvrir une boutique de décoration à la mode. En plus elle s'est mise à l'aérobic et est passée chez le chirurgien, alors que lui est allergique au Viagra. Et quand il boit un peu trop, hé bien il est encore plus frustré. Le vieux prof est aussi poursuivi une étudiante prénomée Alex, un autre personnage réccurent chez Lodge. Celle ci tente sans succès de valoriser les atouts de sa jeunesse pour faire écrire sa thèse par les vieux barbons. Le point fort du roman c'est le sujet de thèse: l'analyse stylistique des notes de suicide. Une bonne idée ne suffit pas à sauver un roman.

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