dimanche 20 septembre 2009

Hors du flux

Journée passée à attendre le transatlantique. Hier soir sortie au Roccapulco sur Mission St., quartier et boite latino mais avec beaucoup de jaunes, comme à Berkeley d'ailleurs.
Réveil à l'aube par la femme de ménage, penser au "Do not disturb" à la poignée pour demain. Réussi à redormir, puis moment la plus agréable de la situation: transfert au bureau sans passer par la case autoroute ni RER, c'est à 1 mètre. Comme la connexion du CIRED est encore tombée à partir de midi (DNS dans le sac), j'ai pas eu trop de mails à traiter. Pour changer de tous ces gens qui veulent me donner des tas de dollars, j'ai répondu à une proposition contraire: un vieux roublard barbu qui veut mon âme. J'ai pas très bien saisi ce qu'il proposait en échange, mais le deal parle d'un futur labo interdisciplinaire SHS sur l'énergie à Paris Diderot, au campus des grands moulins de Paris.
Comme il commençait à se faire faim j'ai arpenté le quartier de Telegraph St. dans tous les sens pendant deux heures en cherchant une salade et du calme. En vain bien entendu, je n'ai trouvé qu'un beaume du Tigre, une lotion Clinique beaucoup moins chère qu'au Duty Free de CDG, un T-shirt thermochromique, une écharpe blanche douce et ronde... La boutique offrait en prime un joli T-shirt d'activiste gay, que j'ai choisi rose évidement. En fin de course j'ai déjeuné d'une salade de fruits, une tranche de gâteau citron/pavot et un thé au café qui fait annexe de l'université, celui où tout le monde potasse.
La vie de café est un idéal auquel je souscrit totalement, en tant que parisien de coeur. J'ai donc passé un après midi agréable en ce lieu ombragé et calme, à étudier un projet article sur le géoengineering (mettre des stores dans l'espace pour lutter contre le réchauffement climatique, répandre du calcaire dans l'océan pour lutter contre l'acidification, ce genre de trucs).
Au dîner il y en avait marre de la nourriture étudiante, donc comme le plat du jour à l'hotel était un prime rib dinner... Ils ont le culte de l'entrecôte dans ce pays, en plus des scientos qui sont partout. Le rack de côtes de boeuf mûri 6 semaines à 38°F est recouvert de gros sel et d'épices, puis cuit lentement pendant des heures jusqu'à 110°F +/- 5. Images du résultat. Celle ci était bien épaisse, persillée à souhait, avec du thym et en accompagnement la traditionnelle purée et ses légumes verts. Le seul défaut était que la cloche était ronde alors que l'assiette était carrée (je l'ai faite monter au calme en room-service), sinon j'en ai encore l'eau à la bouche.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ce serait bien ça le campus des Grands Moulins.
Moins de trajet, et on pourrait manger des pho!