vendredi 2 janvier 2009

Au boulot, ça chauffe toujours !

Selon le dernier bulletin sur les gaz à effet de serre de l'OMM:

Les derniers chiffres révèlent que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone a atteint 383,1 parties par million (ppm), soit une hausse de 0,5 % par rapport à 2006. Les concentrations d'oxyde nitreux ont atteint également des records en 2007, accusant une augmentation de 0,25 % par rapport à l'année précédente, tandis que pour le méthane la hausse a été de 0,34 %, la valeur record de 2003 étant battue. Selon l'indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère (AGGI) de la NOAA, le réchauffement total induit par tous les gaz à effet de serre persistants s'est accru de 1,06 % par rapport à l'année précédente et de 24,2 % depuis 1990. Entre­temps, la lente diminution des concentrations de chlorofluorocarbures (CFC) s'est poursuivie du fait de la réduction des émissions consécutive à l'application du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Depuis le milieu du XVIII siècle, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone a augmenté en flèche, la hausse à ce jour atteignant 37 %. En raison de la croissance démographique et de l'expansion des villes dans le monde, le recours aux combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel ne cesse de s'accroître, contribuant ainsi au rejet de dioxyde de carbone et d'autres gaz dans l'atmosphère. Par ailleurs, le défrichage des terres pour l'agriculture et le déboisement libère du dioxyde de carbone dans l'atmosphère tout en réduisant la fixation du carbone par la biosphère.

Alors que les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone et de l'oxyde nitreux augmentent régulièrement, la hausse de la concentration de méthane s'est ralentie durant la dernière décennie tout en accusant quelques fluctuations d'une année sur l'autre. L'augmentation de 6 ppb de la concentration de méthane entre 2006 et 2007 représente la plus forte hausse annuelle observée depuis 1998. Cependant, il est encore trop tôt pour affirmer que cette augmentation correspond au début d'une nouvelle tendance à la hausse de la teneur de l'atmosphère en méthane. Les activités humaines, notamment l'exploitation des combustibles fossiles, la riziculture, la combustion de la biomasse, la mise en décharge et l'élevage de ruminants, sont à l'origine d'environ 60 % du méthane atmosphérique, les 40 % restants étant imputables à des processus naturels tels ceux liés aux zones humides et aux termites.


Il reste du travail pour cette année...

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