Richard Dawkins - The Selfish Gene. Edition du trentième anniversaire (pas de chapitre en plus comparé à la seconde édition de 89). Incontournable monument de la pensée scientifique du XXe siècle sorti en 1976.
* Nous (individus) ne sommes que des véhicules construits par nos réplicateurs (gènes).
* Les mêmes sont aussi des réplicateurs, mais immatériels.
* (rappel de bio) Le mâle c'est celui qui produit beaucoup de gamètes bon marchés, la femelle c'est celle qui investit et fait du lourd.
* La différence entre un parasite et un symbiote, c'est que les gènes du second se reproduisent par la même voie que ceux de l'hôte.
* Il y existe des fragments d'ADN qui peuvent entrer, sortir et sauter entre chromosomes.
* L'opportunité (adaptative) d'un comportement doit s'évaluer pour les gènes, pas pour l'individu: on pondère espérance des coûts et bénéfices par la distance génétique des individus impactés (ego = 1 > frères = parents = 0.5 > cousins = 0.25), en tenant compte de la probabilité de reproduction (enfants > ego > parents).
Lecture un peu longue, l'angle commence à dater. Quand il fait de la théorie des jeux dynamiques, c'est moins drôle. La plupart des idées ayant été largement redites par d'autres, certaines pages de vulgarisation ne sont plus vraiment indispensables, et que de circonvolutions pour éviter les modèles mathématiques. Le dernier chapitre est à cet égard plus frais. Dans les livres écrits par un naturalistes, on aime bien les exemples bizarres de comportements de nos amis les bêtes: espèce de fourmis parasitique régicides, mante, coucous...
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