mercredi 22 juin 2011

Appelé « Chaires industrielles »,

ce dispositif constitue un outil systémique bénéficiant de la synergie d’intégration de plusieurs dispositifs existants, afin de soutenir plus efficacement la recherche industrielle et ce, dans toutes les thématiques de recherche. En fixant les conditions d’applicabilité des savoirs, l’entreprise est ainsi placée au cœur du dispositif, ce qui permet d’aborder des problématiques de recherche inspirées du marché et orientées vers une mission de formation par la recherche dans l’optique d’un développement d’innovations scientifiques et technologiques, comme l’illustre le schéma ci-après.



Du point de vue comptable, ça fonctionne ainsi:
- L'entreprise dépense 100k€.
- L'État lui rend 60k€ au titre de réduction d'impôt pour dépenses de mécénat.
- L'État double la mise via cet appel d'offre de l'ANR, encore 100k€.
- L'État paye les chercheurs titulaires qui travaillent dans la Chaire, ainsi que les labos où se fait le travail. Disons 50k€, on se serre les coudes dans le métier.
- Cerise sur le gâteau, on peut impliquer des collectivités locales, qui mettent 50k€ au pot pour fixer les idées.
- Je ne valorise pas le sacrifice personnel des jeunes hauts-diplômés qui font une thèse payée au lance-pierre par rapport à ce qu'ils pourraient gagner en allant faire Carrière ailleurs, ça serait trop cruel.

Au final, l'entreprise dépense 40k€, pour co-contrôler la production de 300k€ de recherche financée par le public à 260k€. Les actionnaires apprécieront l'effet de levier !

Correction du 1/7/2011: J'ai été mauvaise plume: l'ANR a clarifié que cet appel d'offre n'était pas compatible avec une logique de mécénat. Il vise explicitement à produire des brevets et des accords de license. J'ajoute qu'il vise Une chaire avec un-e titulaire en personne à plein temps. C'ets aussi pour faire venir des étrangers réputés. Un peu à la Canadienne quoi.