Du point de vue comptable, ça fonctionne ainsi:
- L'entreprise dépense 100k€.
- L'État lui rend 60k€ au titre de réduction d'impôt pour dépenses de mécénat.
- L'État double la mise via cet appel d'offre de l'ANR, encore 100k€.
- L'État paye les chercheurs titulaires qui travaillent dans la Chaire, ainsi que les labos où se fait le travail. Disons 50k€, on se serre les coudes dans le métier.
- Cerise sur le gâteau, on peut impliquer des collectivités locales, qui mettent 50k€ au pot pour fixer les idées.
- Je ne valorise pas le sacrifice personnel des jeunes hauts-diplômés qui font une thèse payée au lance-pierre par rapport à ce qu'ils pourraient gagner en allant faire Carrière ailleurs, ça serait trop cruel.
Au final, l'entreprise dépense 40k€, pour co-contrôler la production de 300k€ de recherche financée par le public à 260k€. Les actionnaires apprécieront l'effet de levier !
Correction du 1/7/2011: J'ai été mauvaise plume: l'ANR a clarifié que cet appel d'offre n'était pas compatible avec une logique de mécénat. Il vise explicitement à produire des brevets et des accords de license. J'ajoute qu'il vise Une chaire avec un-e titulaire en personne à plein temps. C'ets aussi pour faire venir des étrangers réputés. Un peu à la Canadienne quoi.
1 commentaire:
Signez la lettre ouverte contre les projets de financement de la recherche proposés par la Commission européenne.
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