mercredi 14 mai 2008

Les archives resteront ouvertes

Le principe des archives ouvertes, c'est que les chercheurs mettent à disposition de tous les résultats de leurs travaux, pas sur leur page perso mais sur un serveur commun qui assure pérennité, visibilité, authenticité, sécurité et la fin de la misère dans le monde. La diffusion ouverte de la recherche française sur est basée sur une archive ouverte unique au niveau national. Cela présente de grands avantages d'un point de vue économique: on bénéficie de rendements d'échelle, et social: tradition jacobine centralisatrice, pouvoir de négociation dû à la taille. Mais comme je le remarquais il y a trois ans, il y a un risque politique et technique.

De source bien informée, on nous apprend que le CNRS et le ministère mènent actuellement une réflexion sur la question.

Nous espérons tous que la réflexion en cours sera dans le bon sens, mais. L'intérêt des éditeurs scientifiques comme Elsevier ne va converge pas forcément vers la gratuité d'accès à l'information. Espérons que le dossier va échapper à l'attention présidentielle, parce que le marché de l'édition est assez concentré dans notre pays, et l'acteur principal Lagardère a des amis `au plus haut niveau'.

Mais même si le pire se produisait au niveau politique, je pense que notre archive nationale HAL est devenu trop grosse pour être refermée en douce vite fait. Et je pense que d'ici 3 ans il y aura un système robuste en place pour que cela soit techniquement impossible. N'oublions pas que:

  • Webarchive et les grands sites de recherche aspirent et indexent les PDFs, rien n'est jamais perdu sur le web.

  • Les éditeurs commerciaux ont Portico, ce n'est pas si compliqué de verser le nuage OAI dedans.

  • Les prix du stockage et de la bande passante étant ce qu'ils sont, les moteurs OAI centralisés comme OAIster, IDEAS ou ScientificCommon devraient bien trouver un jour des moyens pour archiver aussi le contenu. CiteSeer le fait bien depuis des années.

  • Les promoteurs des archives ouvertes s'activent à faire émerger un système de réplication en réseau pour garantir la pérennité des contenus, voir les projets Sherpa DP et DRIVER 2.

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